Primaire UMP : pendant ce temps, Fillon est à la peine

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Primaire UMP : pendant ce temps, Fillon est à la peine
Primaire UMP : pendant ce temps, Fillon est à la peine

« C'est une réunion pour débattre, pas pour écouter l'évangile selon saint François », prévient François Fillon, encerclé par des militants sagement assis. La scène se passe jeudi soir à Beauvais (Oise). Micro en main, l'ancien Premier ministre et candidat à la primaire UMP de 2016 déambule au milieu de l'assistance. Après une journée de terrain à la rencontre de jeunes créateurs d'entreprise et d'étudiants en apprentissage, il achève son déplacement devant les siens. Du moins le croit-il. « Je suis venue parce que la fédé m'a contactée. Mais celui que je préfère, c'est Juppé », dit Françoise, adhérente à l'UMP, quelques minutes avant l'arrivée de Fillon. « Franchement, il n'a aucune chance », chuchote un élu de l'agglomération qui a récemment rencontré Nicolas Sarkozy. François Fillon est à la peine. Distancé dans les sondages pour la primaire, il ne séduit plus comme à l'époque de Matignon.

« La défaite de la droite en 2012 lui avait donné un boulevard pour reprendre le flambeau. Mais il s'est usé dans sa guerre avec Copé. Les Français sont passés à autre chose », résume une de ses anciennes ministres. « Il a choisi un chemin difficile, tenant un discours qui ne va pas dans le sens du poil, reconnaît un de ses conseillers. A droite, beaucoup d'électeurs pourraient se retrouver sur ce discours. Le problème, c'est que ceux-là vont aujourd'hui vers Juppé. » Mais l'intéressé ne désarme pas. Depuis des mois, il travaille sur son projet « de rupture et de redressement national », dit-il en égrenant régulièrement ses idées. Comme il l'a fait la semaine dernière sur l'emploi des jeunes. « C'est un travail ingrat, mais il faut le faire. Et quand la campagne pour la primaire va s'accélérer, je serai celui qui aura le projet le plus avancé », nous confie-t-il, conscient du faible écho de ses propositions pour le moment.

Force républicaine s'étoffe

Dans l'Oise, pour son ...

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