Primaire-Sept candidats franchissent l'étape des parrainages

le
0
    * Nicolas Sarkozy revendique quelque 22.000 parrainages 
    * La liste des candidats officialisée le 21/09 
    * Hervé Mariton sélectionné in extremis 
    * Le "putsch" de Frédéric Lefebvre 
 
    par Sophie Louet et Simon Carraud 
    PARIS, 9 septembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a orchestré 
une démonstration de force dans la campagne pour la primaire de 
la droite en faisant déposer vendredi plusieurs milliers de 
parrainages, dont ceux de 103 parlementaires, face aux six 
rivaux qui sont parvenus à recueillir les paraphes nécessaires. 
    Au total, ce sont huit candidats des Républicains sur 12 qui 
sont présélectionnés : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François 
Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Nathalie 
Kosciusko-Morizet et Hervé Mariton, "sauvé" in extremis par 
l'ex-UDI Jean-Christophe Fromantin, aujourd'hui sans étiquette, 
qui lui a accordé vendredi le dernier parrainage manquant pour 
faire vivre "la pluralité du débat" alors qu'il est hostile à la 
primaire. 
    Frédéric Lefebvre, un des anciens lieutenants de Nicolas 
Sarkozy, s'est rendu vendredi à la Haute autorité de la primaire 
pour annoncer que faute d'un nombre suffisant de parrains, 
dissuadés selon lui par des "manoeuvres" de l'ancien président, 
il se présentait en tant que président de "Nouveaux Horizons", 
un "think tank" créé en 2012, présenté comme "parti politique". 
    C'est à ce titre que Jean-Frédéric Poisson, dirigeant du 
Parti chrétien-démocrate (PCD), petite formation liée à LR, a 
été dispensé de l'étape des parrainages. 
    Neuf prétendants sont donc sur la ligne de départ. 
    La Haute autorité de la primaire, qui va désormais examiner 
la validité de chaque bulletin de parrainage, prononcera - ou 
non - leur qualification le 21 septembre. 
    Après un suspense médiatique savamment entretenu, Nathalie 
Kosciusko-Morizet, qui avait reçu l'appui d'Alain Juppé, est 
parvenue à réunir les parrainages nécessaires, ce qui fait 
d'elle la seule femme à briguer l'investiture à droite. 
    Exception faite d'Hervé Mariton et du cas particulier de 
Frédéric Lefebvre, les "petits" candidats sont recalés en raison 
d'un nombre insuffisant de signatures. 
    "J'ai refusé de marchander", a déclaré Nadine Morano sur 
RMC. La députée européenne avait dénoncé des "tripatouillages" 
dans la collecte des signatures, évoquant notamment des 
"échanges" de parrainages entre concurrents. 
    "La Haute autorité doit confirmer aux adhérents qu'ils ont 
bien parrainé le candidat qu'ils souhaitaient", a-t-elle dit. 
     
    "ENTRE-SOI" 
    Il fallait être soutenu par 250 élus, dont 20 parlementaires 
répartis sur au moins 30 départements (sans que plus d'un 
dixième ne soit issu d'un même département) et 2.500 adhérents 
répartis sur au moins 15 fédérations départementales (sans que 
plus d'un dixième ne soit issu d'une même fédération.) 
    Jacques Myard, Geoffroy Didier, qui se dit tout de même 
"qualifié pour l'avenir", et Henri Guaino sont également écartés 
du scrutin des 20 et 27 novembre. 
    L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi 
son intention de se présenter à l'élection présidentielle, ce 
qui requiert le parrainage de 500 élus. "Ces primaires sont une 
véritable escroquerie démocratique", a-t-il dit.  
    Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a déposé elle-même les 
formulaires de parrainages vendredi matin, a qualifié d'"inique" 
la primaire, expérimentée pour la première fois par la droite. 
    "Il y avait la tentation pour certains candidats de préférer 
l'entre-soi", a-t-elle dit à des journalistes. 
    Pour Nicolas Sarkozy, ce sont son coordinateur de campagne, 
Gérald Darmanin, et le président de son comité de soutien, 
Christian Jacob, qui ont confié à la Haute autorité une clé USB 
qui contiendrait les parrainages de 103 parlementaires, plus de 
1.000 élus locaux et plus de 20.000 adhérents. 
    Alain Juppé a recueilli pour sa part les signatures de 72 
parlementaires, 1.011 élus locaux et 4.543 adhérents, a fait 
savoir son équipe. 
    François Fillon avait déposé ses parrainages lundi dernier : 
il bénéficierait du soutien de 78 parlementaires, 370 élus 
locaux et plus de 6.000 adhérents. 
    Dans l'entourage de Bruno Le Maire, on rappelle que l'ancien 
ministre a déposé ses parrainages dès le 10 mai dernier et 
recueilli "en trois semaines" le soutien de 34 parlementaires, 
près de 500 élus locaux et plus de 5.000 adhérents. 
    Jean-François Copé, qui entend affronter "la bande des 
quatre", a annoncé avoir déposé les paraphes de "24 ou 25 
parlementaires", "plus de 280 élus locaux et près de 3.300 
adhérents". 
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant