Primaire de la droite: "Les deux sont bons, mais il fallait faire un choix"

le , mis à jour à 18:50
5
Des électeurs prennent les bulletins du second tour de la primaire de la droite et du centre le 27 novembre 2016 à Marseille ( AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT )
Des électeurs prennent les bulletins du second tour de la primaire de la droite et du centre le 27 novembre 2016 à Marseille ( AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT )

"Les deux sont bons, mais il fallait faire un choix", dit Michèle, retraitée bordelaise. Les électeurs se sont déplacés à nouveau en masse dimanche pour départager François Fillon et Alain Juppé, finalistes de la primaire de la droite pour la présidentielle 2017.

Nombre d'entre eux se sont mobilisés dès le début de la matinée pour éviter les longues files d'attente de dimanche dernier. A 17H00, la participation était en hausse de 4,5% par rapport au premier tour qui avait réuni le nombre record de 4,3 millions de votants.

Des électeurs le 27 novembre 2016 dans un bureau de vote à Lyon pour le second tour de la primaire de la droite
Des électeurs le 27 novembre 2016 dans un bureau de vote à Lyon pour le second tour de la primaire de la droite et du centre ( AFP / JEFF PACHOUD )

En fin d'après-midi dans un bureau du centre de Rennes, les électeurs continuaient d'arriver régulièrement, mais sans file d'attente. "Cet après-midi, il y a moins de monde que ce matin. Les gens se sont organisés différemment" qu'au premier tour, a expliqué la présidente, Aude Bouvet.

Dans un bureau du Vieux-Lille, Antoine, ingénieur de 37 ans, confie avoir hésité à venir voter, contrairement au premier tour: "Je suis de centre-droit et je ne savais pas pour qui voter". "J'ai finalement voté Juppé pour tempérer le caractère sociétal trop à droite de Fillon", explique-t-il.

Des électeurs le 27 novembre 2016 dans un bureau de vote à Lyon pour le second tour de la primaire de la droite
Des électeurs le 27 novembre 2016 dans un bureau de vote à Lyon pour le second tour de la primaire de la droite et du centre ( AFP / JEFF PACHOUD )

Gaëtan, étudiant de 22 ans et référent en Gironde de Bruno Le Maire, venu tôt dans un bureau du centre de Bordeaux, reconnaît avoir été "indécis jusqu'au débat". "Je préfère Juppé sur les questions de société et Fillon pour l'économie. Finalement, c'est dur à dire, mais je préfère avoir un travail".

"J'ai longtemps hésité", admet aussi Solange, enseignante de 50 ans, dans un quartier résidentiel de Rennes. "J'ai voté Fillon avec le cœur, en raison de mes racines catholiques. Je suis sûre qu'il adoucira son programme, mais c'est lui qui peut moderniser la France", estime-telle.

Une électrice avec les bulletins du second tour de la primaire de la droite et du centre le 27 novembre 2016 à
Une électrice avec les bulletins du second tour de la primaire de la droite et du centre le 27 novembre 2016 à Marseille ( AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT )

Pour d'autres, le choix est arrêté de plus longue date. Ils sont venus simplement confirmer leur vote de premier tour, où François Fillon a recueilli 44,1% des votes contre 28,6% pour Alain Juppé.

Lydie, retraitée à Lille, le dit tout de go: "Fillon est mon candidat". "Ca fait longtemps que j'écoute ce qu'il dit, depuis avril. Il a de l'expérience, il réfléchit, il est posé".

- 'Le Pen en ligne de mire' -

A Strasbourg, Monique et Cécile, plébiscitent Fillon: "En meeting vendredi, c'était extraordinaire, c'était presque un discours d'investiture! Depuis De Gaulle, on n'a plus entendu de Français comme ça!", s'enthousiasme l'une d'elles.

Un bureau de vote le 27 novembre 2016 à Lyon pour le second tour de la primaire de la droite et du centre
Un bureau de vote le 27 novembre 2016 à Lyon pour le second tour de la primaire de la droite et du centre ( AFP / JEFF PACHOUD )

A l'inverse, Marie, médecin bordelaise de 54 ans, a redonné sans hésiter son vote à son maire: "C'est pas un réac!", justifie-t-elle. A Rennes, Gérard, 60 ans, a l'air sombre: "J'ai fait mon devoir, mais je pense que la messe est dite".

Le rejet du Front national joue aussi. "Face à Marine Le Pen, Fillon sera le mieux armé", analyse Solange, l'enseignante rennaise.

Sœur Dominique, religieuse à la Congrégation des filles de l'Enfant Jésus à Lille, raconte qu'"entre sœurs, on a beaucoup parlé de l'élection cette semaine". "J'ai Marine Le Pen en ligne de mire et je pense que Fillon sera plus capable de la battre".

Quant aux électeurs de gauche, dont 15% de sympathisants, selon un sondage, avaient participé au premier tour dimanche, ils ne se dévoilent pas toujours, mais ont aussi en tête la présidentielle de 2017.

"J'ai peu d'espoir que la gauche passe en 2017. Je suis venue faire barrage à Fillon parce que c'est le pire des deux candidats", explique Anne-Marie, 55 ans, à Rennes.

Priscilla et Gaëlle, un couple de femmes enseignantes à Strasbourg, n'avaient pas, elles, voté au premier tour: "La nature du candidat en tête au premier tour, qui sera potentiellement au second tour de la présidentielle, nous a décidées", expliquent-elles. L'éducation, l'adoption pour les couples homosexuels ont été des thèmes déterminants pour elles.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • cavalair il y a une semaine

    car...iman comme y respire

  • cavalair il y a une semaine

    moi j'ai vote contre le grand Mufti de Bordeaux

  • mlaure13 il y a une semaine

    On va donc choisir le moins mauvais ...;-)))

  • M940878 il y a une semaine

    le choix est simple pourtant ! contre le multi-culturalisme d'assistés perpétuels ou pour

  • M940878 il y a une semaine

    rectif : le choix !!!