Primaire de la droite : l'éternel chantier des aides sociales

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L'idée fixe des candidats : que le travail paie. Mais quid de la raréfaction du travail ?
L'idée fixe des candidats : que le travail paie. Mais quid de la raréfaction du travail ?

Et dire que le revenu de solidarité active a été créé sous la présidence de Nicolas Sarkozy en 2009? L'ambition ? louable ? n'était pas des moindres : le dispositif devait éviter les trappes à l'inactivité et accompagner les travailleurs pauvres. À la veille de la présidentielle 2017, l'ancien président de la République, François Fillon et Alain Juppé, les trois favoris des sondages pour la primaire des Républicains, estiment qu'il serait bon de revoir la copie. Pour quelles raisons ? Éviter les trappes à l'inactivité et accompagner les travailleurs pauvres. Oui, vous avez bien lu : l'argumentation est la même qu'il y a sept ans. Un aveu d'échec à peine voilé. Pouvait-il en être autrement, alors que la Cour des comptes et l'Igas l'écrivent noir sur blanc depuis des années ?

Pour prendre le relais du RSA, les principaux candidats républicains proposent de plafonner le cumul des aides sociales. Lors du débat télévisé qui les opposait jeudi soir, Sarkozy, Fillon et Juppé ont tour à tour expliqué qu'il était temps que le travail rapporte plus que l'inactivité. Sarkozy a parlé d'en finir avec l'« assistanat », Fillon a choisi le mot « assistance » et Juppé a soigneusement évité de trancher en faveur d'un des deux termes, dressant le bilan de la pauvreté en France.

Le plafond du smic

Sur le fond, ils s'y prendraient ainsi :

- Alain Juppé propose un plafonnement...

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