Primaire de la droite : des candidats privés d'éducation

le
0
Nathalie Kosciusko-Morizet le 3 novembre, lors du deuxième débat de la primaire de la droite et du centre.
Nathalie Kosciusko-Morizet le 3 novembre, lors du deuxième débat de la primaire de la droite et du centre.

160 minutes de débat, et seulement une dizaine à peine consacrées à l'éducation. Un sujet littéralement survolé. Du programme que chaque candidat a balayé on ne retiendra que deux points, sur lesquels, à quelques nuances près, les sept orateurs sont sensiblement d'accord.

De nouvelles barrières

Le premier sujet, c'est la volonté de remettre des barrières dans le système éducatif, tel qu'il existe aujourd'hui. Ils sont presque tous d'accord pour créer une rupture à la fin du CM2 en instaurant une évaluation empêchant l'entrée au collège d'élèves qui n'auraient pas les prérequis suffisants dans les matières fondamentales. Une mesure qui va complètement à l'encontre de celles mises en ?uvre pendant le quinquennat de François Hollande, notamment la mise en place depuis la rentrée 2014 d'un cycle de consolidation (dit « cycle 3 »), qui regroupe les apprentissages des CM1, CM2 et sixième, ainsi que la création d'un « conseil école-collège » pour fluidifier l'entrée dans l'enseignement secondaire.

À l'exception de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui veut conserver le collège unique, les autres candidats à la primaire de droite veulent y mettre fin. En recréant une barrière à la fin du CM2, Copé, Fillon et Poisson veulent lutter contre le décrochage scolaire et trouver un remède pour les 20 % d'élèves qui quittent le primaire en maîtrisant mal la lecture, l'écriture...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant