Primaire à gauche : faire campagne au débotté, pas si facile...

le , mis à jour à 08:02
0
Primaire à gauche : faire campagne au débotté, pas si facile...
Primaire à gauche : faire campagne au débotté, pas si facile...

Un paquet de tracts à la main, Manuel Valls fait la promotion de la primaire, rue des Martyrs (Paris IXe). Voilà douze jours qu'il a enfilé ses habits de candidat, à la suite du désistement surprise de François Hollande. Plus soudain encore, le retour de Vincent Peillon dans l'arène politique. « On n'avait pas d'organisation cachée puisqu'il a réfléchi à sa candidature la semaine dernière », reconnaît l'un de ses proches. Une promptitude rarement vue en politique. « C'est fou. On ne fabrique pas un présidentiable en cinq semaines », souffle-t-on dans un état-major concurrent.

 

Faire campagne au débotté ? « C'est la même chose mais en accéléré. On fait avec tous ceux qui ont envie de bosser et on les rassemble très vite », glisse-t-on chez Peillon. « Vous avez intérêt à avoir des gens rodés. Il faut de la débrouille, de la réactivité et l'envie de soulever des montagnes », résume-t-on du côté de chez Valls, qui s'y préparait toutefois depuis un moment.

 

Reste que l'équipe de l'ancien Premier ministre a dû dégoter un QG — 300 m² dans le XIIIe arrondissement de Paris -- en trois jours. Le logo du candidat, qui a fait appel à l'équipe qui avait travaillé pour Hollande en 2012, y trône déjà en bonne place. Vincent Peillon s'est, lui, provisoirement installé dans un appartement, prêté par un soutien. Mais il est en passe de louer des locaux.

 

Et où ont-ils trouvé l'argent ? L'ancien chef du gouvernement a lancé un appel aux dons. Combien a, en si peu de temps, été récolté ? Mystère ! Son désormais rival compte sur la dotation de 50 000 € allouée par le PS à chaque candidat. Ne disposant pas d'une association de financement, Peillon enverra directement ses factures au parti, en veillant à ne pas dépenser plus. Leurs deux équipes (d'une trentaine de personnes chacune) sont entièrement bénévoles. Charge à elles, entre autres, d'organiser des déplacements en un temps record, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant