Primaire à droite : Sarkozy revient fort sur Juppé

le , mis à jour à 16:36
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Primaire à droite : Sarkozy revient fort sur Juppé
Primaire à droite : Sarkozy revient fort sur Juppé

Les Sarkozystes retrouvent le sourire. Pour la première fois depuis le printemps 2015, leur champion vient de virer en tête devant Alain Juppé au premier tour de la primaire auprès des sympathisants de droite, comme le montre le sondage Odoxa-Dentsu que nous dévoilons en exclusivité avec BFMTV. « Cela fait un mois que je lui dis que je sens que ça bouge sur le terrain », glisse, ravi, le fidèle Brice Hortefeux. « Ce que nous construisons depuis des mois porte ses fruits », ajoute-t-on dans l'entourage de l'ancien chef de l'Etat.

 

La campagne serait-elle en train de connaître un tournant ? Prudents, les proches de Sarkozy se gardent bien d'évoquer cette éventualité : « Nicolas Sarkozy n'est pas candidat, mais alors pas du tout. On est à la fin d'un cycle que l'on va clôturer avec les investitures pour les législatives et le projet du parti », assure, catégorique, Eric Wœrth. « Les Français perçoivent qu'il a pacifié l'opposition en étant chef de parti. Il l'a pris sur ses épaules alors que tous les autres se limaient les ongles », renchérit Brice Hortefeux.

 

L'actualité maussade, entre crise sociale, attentats et Brexit, a également joué en sa faveur, se persuade son entourage : « Ces événements nécessitent un leadership, de l'autorité, et c'est ce qu'il incarne », martèle un élu sarkozyste, avant de tacler Alain Juppé : « Dire circulez, y'a rien à voir et je ne changerai pas, cela ne fonctionne pas. On ne construit pas une campagne avec un agenda figé sur plusieurs semaines, il faut être réactif ! »

«Alain Juppé en a encore beaucoup sous la semelle»

gilles boyer, son directeur de campagne

Dans le camp Juppé, on n'a pourtant pas l'intention de changer d'un iota la stratégie qui a porté jusque-là ses fruits. « Nous n'avons jamais agi en fonction des autres, tranche son directeur de campagne, Gilles Boyer. J'ai toujours considéré cette campagne comme un crescendo. La ...

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  • M363422 il y a 6 mois

    La médiocrité ambiante ( autre nom du populisme, du nationalisme) ne peut que favoriser l'ascension de certaine personnalités. Un Trump aux USA, une Erdogan en Turquie, un Orban en Hongrie, et demain peut être un Johnson voir un Farage en G.B alors pourquoi pas en France? Espérons cependant qu’un sursaut de lucidité nous évitera cela.

  • M9244198 il y a 6 mois

    Encore un sondage de grande valeur comme ceux prévoyant le "maintien" en Angleterre?

  • jyth01 il y a 6 mois

    Juppe s'est planté dans son interview sur TF1: C'est un haut fonctionnaire qui ne veut faire que 50 milliards d'economie sur l'ensemble des fonctionnaires, alors que les spécialistes disent qu'il faut au oins 200milliards pour redresser la France après la cata socialiste