Primaire à droite : les confidences de Juppé

le , mis à jour à 06:57
3
Primaire à droite : les confidences de Juppé
Primaire à droite : les confidences de Juppé

Il repart de Vannes en contemplant le ciel bleu de la Bretagne. « Et dire qu'il pleut à Paris », souffle hier matin Alain Juppé, sur la route qui l'emmène à l'aéroport. La perspective de retrouver la grisaille parisienne n'entame pas pour autant le moral du favori de la primaire à droite, qui préfère repenser au match des Bleus la veille : « Quelle rencontre ! Ils m'ont donné des palpitations cardiaques. Mais comme un c..., j'ai zappé après le premier but », confie le maire de Bordeaux (Gironde), qui n'a donc pas vu le second, marqué dans les arrêts de jeu par Dimitri Payet. Mais qu'à cela ne tienne : « Ne nous privons pas de ce genre de manifestations joyeuses et populaires. On en a bien besoin », lâche Juppé, après avoir pointé la veille, en meeting, la responsabilité du gouvernement et de François Hollande dans la crise sociale qui traverse le pays.

 

« Le désordre s'installe dans nos rues et dans nos villes. Il y a urgence à rétablir l'autorité de l'Etat », a-t-il taclé devant 900 supporteurs, en évoquant le drame de Magnanville (Yvelines). « Où sont les 5 000 policiers promis ? Où en sommes-nous sur les services du renseignement territorial ? » a-t-il ajouté. Au passage, il répond à ses détracteurs -- au premier rang desquels Nicolas Sarkozy --, qui lui reprochent d'être « laxiste ». Et rappelle quelques-unes de ses propositions parues dans son livre « Pour un Etat fort » (Ed. Lattès), sorti en janvier. Bref, pas question de se laisser déborder sur sa droite pendant cette campagne interne. Et Juppé a beau dire qu'il n'a que « deux adversaires : le FN et le PS », on sent bien que le patron des Républicains occupe aussi ses pensées.

«Sarkozy utilise contre toute éthique les moyens du parti pour faire campagne»

Alain Juppé

Devant des élus et des chefs d'entreprise de son comité de soutien qu'il retrouve mercredi midi dans une auberge bretonne, l'ancien Premier ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • bernm il y a 6 mois

    Si c'est pour remplacer Hollande par un Hollande de droite...

  • M1017309 il y a 6 mois

    pourquoi les médias nous abreuvent ils de ce genre de c o n n e r i e s ? on s en f o u t de juppé, sarko, hollande, on n'en veut plus qu'ils prennent leur retraite, qu'ils dégagent !

  • phili646 il y a 6 mois

    Ce n'est pas de Sarkozy que Juppé doit se méfier le plus, mais de certains de ses amis, qui comme les autres, en rajoute une couche sur le code du travail. Croire que l'on peut gagner une élection uniquement par l'impopularité du pouvoir est une erreur tragique !!!! Dans l'isoloir le citoyen va se demander s'il peut faire confiance à des gens qui n'auront aucuns scrupules pour détricoter le code du travail !!!!