Primaire à droite : la rase campagne de Copé

le , mis à jour à 08:44
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Primaire à droite : la rase campagne de Copé
Primaire à droite : la rase campagne de Copé

« J'ai son nom sur le bout de la langue... C'est un Républicain, non ? » Andrée et Eric, un couple lyonnais en vacances à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), ont déjà dégainé leur téléphone portable, prêts à prendre une photo... Mais ils ont une absence. « Ah oui, c'est Jean-François Copé ! » lâche finalement Eric après un moment de réflexion. L'apparition hier matin du candidat à la primaire crée certes un petit émoi dans les allées clairsemées du marché de Brive, mais guère plus. Quelques badauds prennent des selfies avec l'ancien patron banni de l'UMP. Certains vont même jusqu'à lui serrer la main avec enthousiasme : « Il passe nettement mieux qu'à la télé », affirme une commerçante. Un client lui lance tout à trac : « Je vais voter Juppé », tandis qu'un couple s'éloigne : « Les Républicains, c'est pas notre truc. » Personne n'évoque la guerre Fillon-Copé, ni l'affaire Bygmalion. « Les politiques sont tous pareils, y a que les plus malins qui ne se font pas attraper », balaie Eric. Les Brivistes et les vacanciers n'ont, il est vrai, manifestement pas la tête à la primaire, ni à la politique en général.

 

Pas de quoi décourager le principal intéressé, qui passe d'étal en étal avec un sourire ravi, comme s'il goûtait le plaisir d'être revenu dans le jeu. Jean-François Copé croit aux vertus de la campagne de proximité... même si elle est parfois dépeuplée. « C'est Chirac qui me l'a appris ! » assure-t-il en citant opportunément son ancien mentor, qui reste une figure tutélaire en Corrèze. En plein mois d'août, avec sa femme Nadia et sa fille de 6 ans, il s'est lancé sur les routes de France pour rencontrer électeurs et élus locaux. Limoges la veille, Poitiers, la Vendée, les Vosges et les Bouches-du-Rhône pour la suite du programme. Objectif : remonter la pente alors qu'après cinq mois de campagne il ne récolte que 3 % d'intentions de vote pour la primaire de la droite ...

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  • frk987 il y a 4 mois

    Primaires à droite : on rêve, ils deviennent aussi ... que le PS. Le rôle d'un parti c'est de choisir le candidat, pas celui des électeurs. Tous ces micros candidats faussent complétement le jeu, 3% ici, 8% ailleurs, au final, le gagnant sera aléatoirement Juppé ou Sarkozy, alors que s'ils veulent vraiment une primaire seul un duel Sarko-Juppé a un sens.

  • xaavidf il y a 4 mois

    Sous son mandat de maire à Meaux (77) il a créé un musée de la grande guerre qui parait-il très bien. Si c'est le cas, il aura fait au moins une chose de bien dans sa vie politique. Parce que pour le reste c'est zéro nada wallou nul. A la botte des puissants et du pouvoir de l'argent, se revant un destin national (remarquez il a pas tort quand on voit Sarkosy député maitre de Neuilly/Seine qui fait croire qu'il est proche du peuple ou Hollande qui est passé de 1er secretaire du PS à Président)

  • SuRaCtA il y a 4 mois

    Copé... Il est de ses politiques qui croient tellement en leur bonne étoile, que même les réalités de leur passé, leur médiocrité et leur impopularitlé notoire n'effraye pas. Mais quand on voit le parcours de Hollande, on comprend qu'ils puissent se dire "pourquoi pas moi"...

  • vmcfb il y a 4 mois

    Un déni de réalité... ce que l'article ne dit pas, c'est que M.Copé est à la chasse aux Pokemons...

  • frk987 il y a 4 mois

    3%, en faisant campagne il espère quoi faire 4% ???? Je me demande si ces politicards sont vraiment sains d'esprit. Dans les pays anglo-saxons, un échec et c'est FINI.