Primaire à droite : François Fillon candidat du peuple ?

le , mis à jour à 09:18
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Primaire à droite : François Fillon candidat du peuple ?
Primaire à droite : François Fillon candidat du peuple ?

Le « notable bourgeois de la Sarthe », comme l'appelait son ex-collègue Fadela Amara lors du précédent quinquennat, s'est-il mué en candidat du peuple ? « Moi, je suis en phase avec la France », nous répond François Fillon au lendemain de son écrasante victoire au premier tour de la primaire de la droite et du centre. Avec plus de quatre millions de votants, parmi lesquels (outre l'électorat traditionnel les Républicains) des centaines de milliers de sympathisants de gauche, du centre, du Front national, etc., l'ancien Premier ministre peut revendiquer, du haut de ses 44,1 %, une légitimité populaire. En phase avec un pays qui s'est effectivement droitisé ces dernières années.

« Rupture totale »

Lui-même, après avoir commencé sa carrière au début des années 1980 dans les pas du très social Philippe Séguin, opère un virage franc vers une droite libérale et décomplexée. « Une droite qui refuse le bling-bling, tient à la tradition, apprécie la tempérance de style, la constance, une droite plus provinciale que parisienne », jauge Brice Teinturier, directeur de l'institut Ipsos.

Libéral, Fillon, qui prend pour modèle Margaret Thatcher ? Conservateur, lui qui défend la famille traditionnelle, prône le retour de l'uniforme à l'école et bénéficie du soutien de réseaux catholiques aussi engagés que Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous ? Le terme l'agace. Il préfère celui de réformateur, met en avant son projet de « rupture totale », mais « cohérent avec l'état du pays ». Façon de dire que si cette rupture déjà promise par Nicolas Sarkozy en 2007 n'a pas encore vu le jour, c'est que le pays n'était pas prêt. En réponse à ceux qui, comme son rival Alain Juppé, l'accusent de tromperie sur la marchandise, arguant que son programme est irréaliste, il fustige les « blocages psychologiques » de ces politiques qui jugent la France impossible à réformer.

Mais à six jours du second ...

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  • M8252219 il y a 2 semaines

    L'exemple devra venir d'en haut : Réduction de moitié du nombre des parlementaires , réduction drastique du coût du sénat, réduction du nombre des élus régionaux de 50% , mise à la porte de la fonction publique de tout fonctionnaire condamné pour prise illégal d’intérêt , détournement de fond ,...

  • M8252219 il y a 2 semaines

    5.5 millions de fonctionnaires travaillant 39h par semaine au lieu de 34h , soit 5 h de plus : = 27 500 000 h de récupérées : Soit en valeur poste de travail 27 500 000 : 39 = 705 128 postes économisés . Il est donc tout à fait envisageable de réduire de 500000 le nombre de fonctionnaires .

  • M8252219 il y a 2 semaines

    Il ne peut pas y avoir d'avancée sociale sans production de richesses , Il n'y a pas d'égalité sociale quand plus de 5 millions de personnes , statuts spéciaux , fonctionnaires et assimilés ponctionnent cette richesse et vivent sur le dos des salariés et des entreprises. Départ en retraite plus tôt , Meilleurs calcul de la retraite , absence au travail double du privé , temps de travail inférieur au privé . Pas de délais de carence.

  • jmidy il y a 2 semaines

    http://www.telegraph.co.uk/news/2016/11/21/franois-fillons-triumph-will-only-help-marine-le-pen-become-pres/

  • M3184114 il y a 2 semaines

    A les médias et leur classification des hommes politiques, Mr Hollande ,Mr Fabius ,Mr Eyraud, Mme Marisol Touraine,Mme Filipetti etc,ne sont ils pas aussi des notables de province ou des bobos parisiens ,avec millions d' euros sur leurs comptes bancaire ou biens patrimoniales. Ils sont encore pire ,se disent socialistes et vivent comme Mr Bolloré, Mr Pinault, et pire sur le dos du petit contribuable français, sans créer de richesse pour la France