Prêtres pédophiles : descente de police à l'évêché de Lyon

le , mis à jour à 09:57
1
Prêtres pédophiles : descente de police à l'évêché de Lyon
Prêtres pédophiles : descente de police à l'évêché de Lyon

Le cardinal « n’était pas à Lyon » mercredi, si l’on en croit son entourage. Monseigneur Philippe Barbarin n’a donc pas vu débarquer dans la matinée les policiers de la sûreté départementale venus perquisitionner l’imposante bâtisse de l’évêché qu’il dirige depuis 2002, située sur la colline de Fourvière face à la basilique.

Ceux-ci sont intervenus dans le cadre de deux enquêtes préliminaires sur des faits de non-dénonciation d’agressions sexuelles commises par deux prêtres du diocèse. Cinq victimes ont porté plainte contre Mgr Barbarin, lui reprochant de ne pas avoir immédiatement écarté les religieux et alerté la justice alors qu’il était au courant de leurs agissements. « Même si le mot est lourd, la perquisition, qui a duré entre deux et trois heures, est une procédure tout à fait normale dans le cadre d’une enquête préliminaire. Elle s’est effectuée dans une grande sérénité », assure un proche de l’archevêque de Lyon.

« Cette visite domiciliaire l’a été dans des conditions courtoises. Rien n’a été caché, tout a été donné. C’était portes ouvertes et tiroirs ouverts », poursuit Me André Soulier, avocat de l’ecclésiastique.

Des «lettres» et des «notes» récupérées par les enquêteurs

Rappelant que son patron entend « coopérer en toute transparence », le diocèse de Lyon a souligné dans un communiqué avoir remis « les éléments dont la justice souhaitait disposer pour faire la lumière sur ces événements douloureux ». « Aucun ordinateur, aucun agenda n’a été saisi », assure-t-on dans l’entourage du primat des Gaules. Des « lettres » et des « notes » ont, en revanche, été récupérées par les enquêteurs.

Cette nouvelle étape judiciaire intervient au lendemain du dépôt d’une cinquième plainte visant Mgr Barbarin mais aussi « toute personne n’ayant pas pris les mesures nécessaires ». Elle émane de Pierre, cadre dans un ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • charleco il y a 12 mois

    Il y a quand même une forme d'abus de pouvoir dans cette descente de police : maintenant, on vient chez vous, on vous confisque vos documents et votre ordinateur. C'est cela, l'état d'urgence appliqué à tous les citoyens. Encore heureux s'ils n'enfoncent pas votre porte à coup de bélier. Bravo la "goche".