Prestation de serment du nouveau président tunisien

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TUNIS, 31 décembre (Reuters) - Béji Caïd Essebsi a prêté serment en tant que président de la République mercredi en Tunisie, refermant la longue période de transition ouverte par la chute de Zine el Abidine Ben Ali il y a quatre ans. Le vétéran de la vie politique tunisienne, âgé de 88 ans, ancien ministre de Habib Bourguiba et président du Parlement sous Ben Ali, a remporté avec 56% des voix le second tour de l'élection présidentielle, le 21 décembre, face au président par intérim sortant, Moncef Marzouki. La Tunisie est le seul pays du "printemps arabe" à avoir mené à bien une transition démocratique, avec l'adoption d'une nouvelle Constitution, l'organisation d'élections libres et un modus vivendi entre islamistes et laïcs. Le retour aux affaires de la "vieille garde" incarnée par Essebsi, dont le parti Nidaa Tounes a remporté les élections législatives en octobre, inquiète cependant les opposants. Béji Caïd Essebsi, qui s'est présenté pendant la campagne électorale comme le candidat capable de ramener la stabilité, a promis mercredi d'être le président de tous les Tunisiens et a appelé à la "réconciliation nationale". "En tant que chef de l'Etat, je m'engage à être le président de tous les Tunisiens et Tunisiennes (...) je serai le garant de l'unité nationale", a-t-il dit lors de sa prestation de serment devant le Parlement. "Il n'y a pas d'avenir pour la Tunisie sans consensus entre les partis politiques et les composantes de la société civile. Il n'y a pas d'avenir pour la Tunisie sans la réconciliation nationale", a-t-il ajouté. (Mohamed Agoubi; Tangi Salaün pour le service français) )

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