Présidentielle : Valls pense aussi à lui

le , mis à jour à 08:32
0
Présidentielle : Valls pense aussi à lui
Présidentielle : Valls pense aussi à lui

« Je ferais l'appel du Québec ? » Manuel Valls rit. Non, le Premier ministre ne commentera pas, depuis le Canada, où il a passé la fin de la semaine, l'hypothèse d'un renoncement de François Hollande à briguer un second mandat. Quand bien même les confidences chocs du chef de l'Etat ont plongé ses plus fidèles soutiens dans le doute. Quand bien même des ténors du PS expriment désormais les leurs à voix haute. Quand bien même Valls est publiquement désigné comme un possible recours. « Il ne bougera pas une oreille tant que François Hollande n'aura pas dit ce qu'il compte faire », certifie le député PS Philippe Doucet.

 

Décidé à rester au-dessus de la mêlée

 

Un autre de ses soutiens abonde : « On n'est pas là pour complexifier les choses. Il y en a un qui se débrouille très bien tout seul... » Comprendre Hollande lui-même. Valls a prévenu ses amis, il y a longtemps et à maintes reprises. Pas question d'être pris en défaut de loyauté, de jouer les Brutus à la façon d'un Macron ou le bélier anti-Hollande comme Montebourg. Quitte à devoir cheminer sur une ligne de crête, tandis que les autres battent librement la campagne.

 

« Tout cela est très logique avec le personnage. Il aime l'ordre, glisse un proche. Et cela correspond à sa conception de la Ve République. » A sa volonté de se poser en homme d'Etat, aussi. « Je suis le Premier ministre de la France. Je suis habité par cette fonction, je l'incarne. Si je rentre dans un débat, je perds cet équilibre et cette incarnation », développe Valls en petit comité, bien décidé à rester au-dessus de la mêlée. « Il faut que nos comportements soient dignes. Il faut de la pudeur, il faut de la hauteur de vue », a-t-il recadré depuis le Canada, avant de lancer un nouvel appel à « se concentrer sur l'essentiel », hier à Saint-Pierre-et-Miquelon. « Son rôle, c'est de ne pas rentrer dans ce genre de conjectures-là, dans ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant