Présidentielle : pour Filippetti (PS) une primaire à gauche est «inévitable»

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Présidentielle : pour Filippetti (PS) une primaire à gauche est «inévitable»
Présidentielle : pour Filippetti (PS) une primaire à gauche est «inévitable»

La députée PS de Moselle Aurélie Filippetti a estimé dimanche sur BFMTV qu'une primaire à gauche était «inévitable», même si le président de la République François Hollande se représente.

«Quelle est la situation ? On se retrouve en face d'une vraie menace pour 2017, et pour toutes les élections, la menace du Front national (...) Je pense que cette menace, elle nous oblige, je pense que des primaires, mais des primaires larges, des primaires de toute la gauche (...) sont inévitables», a expliqué l'ancienne ministre de la Culture, partie avec fracas du gouvernement en raison d'un désaccord avec la ligne de l'exécutif.

Toutes les formations politiques de gauche devront y participer, selon elle, mais aussi des gens «qui ne sont pas dans les partis, (...) qui se sentent de gauche (...) Tous ces gens-là, je souhaite et je pense qu'il est inévitable qu'ils s'inscrivent dans le mouvement de grande primaire de la gauche», a-t-elle précisé. L'organisation d'une telle élection serait le «meilleur atout» pour gagner, «y compris pour le président sortant», a-t-elle estimé.

«Pourquoi ce qui est valable aux Etats-Unis ne serait pas valable ici en France pour la gauche ? On a voulu, on l'a inventé en France, au PS, ce processus des primaires, donc il faut s'en servir (...) dans une situation extrêmement difficile, dangereuse même, avec cette menace du FN, il faut s'en servir comme d'un outil pour être dans la meilleure position pour gagner 2017», a-t-elle conclu.

Interrogée sur le Congrès de Poitiers du PS et sur l'utilisation du 49.3 par le gouvernement moins de deux semaines après, Mme Filippetti a fustigé un «simulacre qui n'a réglé aucun problème sur la ligne économique et politique».

Elle a invité à relativiser la défaite de la motion B qu'elle défendait par rapport à la ligne majoritaire. «Quand la base électorale se réduit comme peau de chagrin depuis trois ans, quand le nombre de militants ...

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