Présidentielle : le bâtonnier de Paris critique le gouvernement et les candidats de droite

le , mis à jour à 08:41
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Présidentielle : le bâtonnier de Paris critique le gouvernement et les candidats de droite
Présidentielle : le bâtonnier de Paris critique le gouvernement et les candidats de droite

L'avocat Frédéric Sicard, qui est à la tête du barreau le plus important de France, regrette l'absence de toute vision sur la justice défendue par l'exécutif ou par les principaux candidats à la primaire de la droite. Dénonçant un mirage sécuritaire, il appelle à une constitutionnalisation des droits de la défense.

 

A sept mois de la présidentielle, que vous inspire le débat politique actuel ?

Frédéric Sicard. Je m'étonne que des prétendants à la magistrature suprême n'aient aucune proposition pour améliorer notre justice. Les candidats à la primaire de la droite ont sur le sujet des idées d'intendant en ne prônant qu'une simple augmentation des budgets. Si leur ambition est d'être de simples conseillers spéciaux de Bercy, peut-être faudrait-il les prévenir que passer par la case présidentielle n'est pas nécessaire ! 69 % des Français sont d'accord pour dire que la justice fonctionne mal (NDLR : selon un sondage Ifop commandé par le barreau de Paris). Le problème n'est pas seulement budgétaire. Pas un candidat ne donne son opinion sur ce qui doit être fait. Ni sur le recrutement des juges, ni sur l'accès à la justice pour les plus démunis, ni sur les objectifs que nous devons nous fixer. Leur silence est assourdissant.

 

Le quinquennat de François Hollande se termine. Est-ce que les chantiers lancés en matière de justice pourraient justifier un second mandat ?

Le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, n'a pas le lyrisme de M me Taubira, il ne cite pas de poèmes, mais il dit la vérité. A plusieurs reprises, il a répété dans quel état lamentable était notre justice. Pourtant, rien ne se passe. D'une part parce que le ministre du Budget ne veut pas lâcher un euro, d'autre part par ce que cette problématique passe complètement au-dessus de la tête du Premier ministre et que cela n'a jamais été une priorité pour le président. Ce qui est présenté comme la grande réforme du quinquennat, dite ...

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  • M8252219 il y a 9 mois

    Qu'est ce qu'il vient faire en politique ce magistrat, il ne veut en aucun cas que l'on s'occupe de ses décisions , qu'il la ferme.