Présidentielle : Fillon minimise l'hypothèse d'un retour de Sarkozy

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Présidentielle : Fillon minimise l'hypothèse d'un retour de Sarkozy
Présidentielle : Fillon minimise l'hypothèse d'un retour de Sarkozy

« Le seul objectif, c'est de tenir... et d'être là au dernier moment », analyse avec flegme François Fillon. Enlisé dans sa guerre des chefs avec Jean-François Copé, en chute libre dans tous les sondages pour la présidentielle de 2017 (plus que 3 % d'avis favorables chez les sympathisants UMP, selon notre enquête BVA publiée mi-mars, loin derrière Juppé et Sarkozy), l'ex-locataire de Matignon ne croit pas pour autant avoir perdu toutes ses chances : « J'ai appris à me méfier des sondages auprès des sympathisants », ironise-t-il, en référence à ceux qui lui prédisaient une large victoire pour la présidence de l'UMP. « Et je pense surtout que la roue des sondages va tourner plusieurs fois d'ici là. Il y aura des favoris qui brilleront à un moment donné. Et puis après, il y en aura d'autres », poursuit Fillon.

«Il sème ses petits cailloux»

Alors, pour reprendre la fable du Lièvre et de la tortue, le député de Paris avance à son rythme. « Il sème ses petits cailloux », décrypte Patrick Stefanini, qui dirigea en 1995 la campagne présidentielle de Jacques Chirac et qui est aujourd'hui secrétaire général de Force républicaine, le mouvement de Fillon. Depuis la campagne des municipales, où il a effectué plus de soixante déplacements pour soutenir les candidats, l'homme est entré dans une nouvelle phase. « Ce tour de France a été une période de convalescence pour lui, notamment auprès de l'opinion », admet Stefanini.

Une allusion à ses propos sur le vote FN (la phrase sur le « candidat le moins sectaire ») ou à ses attaques contre Nicolas Sarkozy, qui ont déstabilisé jusque dans son propre camp. Désormais, Fillon ne veut plus qu'une chose : se consacrer exclusivement au fond. Comme il l'a fait il y a dix jours en livrant ses propositions sur l'éducation. Cette semaine, ce sera l'Europe, puis, en juin, la compétitivité et, en septembre, la réduction des finances publiques. « Un travail ...

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