Présidentielle en Turquie : Erdogan se rêve en nouveau sultan

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Présidentielle en Turquie : Erdogan se rêve en nouveau sultan
Présidentielle en Turquie : Erdogan se rêve en nouveau sultan

La petite foule, regard brillant, le regarde comme le «messie». L'homme avance d'un pas assuré, franchit la grande grille du palais présidentiel. La troupe, confiante, s'engouffre derrière lui. Ce «sauveur» n'est autre que Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre turc. Ces images, diffusées sur la toile puis censurées*, sont extraites du clip de campagne de ce dernier, candidat à la présidentielle de ce dimanche.

Le spot, une épopée vantant les valeurs religieuses et nationalistes, illustre le culte de la personnalité construit autour de l'actuel chef de gouvernement et homme fort de la Turquie. Une entreprise de communication à laquelle le Premier ministre islamo-conservateur s'attèle depuis sa prise de fonction, en 2003.

*Dans son clip de campagne peu modeste, Recep Tayyip Erdogan est suivi d'une troupe de fidèles dans l'enceinte du palais présidentiel. Le spot a été interdit pour utilisation «du principe de la religion à des fins politiques». (AFP)

La stratégie d'omniprésence semble fonctionner. Appelés aux urnes pour les premières élections présidentielle au suffrage universel de leur Histoire, les 74 millions d'habitants devraient voter en masse pour l'islamo-conservateur «Tayyip», au détriment de son principal opposant Ekmeleddin Ihsanoglu. Les instituts de sondage lui prédisent même  une victoire écrasante dès le premier tour, avec 56% des suffrages. 

VIDEO.Présidentielle turque: Erdogan promet une «nouvelle Turquie»

L'AKP, machine à gagner

En juin 2013, le nom d'Erdogan résonnait pourtant négativement dans les rues d'Istanbul : «Tayyip dégage». Son portrait, détourné en dictateur ou en sultan, s'affichait sur des bâtiments. Erdogan, accusé de dérive autoritaire et islamiste, cristalisait alors les tensions, provoquant les manifestations monstres de la place Gezi, vivement réprimées par la police. 

Toutefois, un an après ce mouvement qui avait fédéré 2,5 millions de ...

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