Présidentielle en Gambie, Jammeh ne veut répondre qu'à Dieu

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    BANJUL, 1er décembre (Reuters) - Les électeurs gambiens se 
rendaient aux urnes jeudi pour désigner leur nouveau chef d'Etat 
dans un scrutin qui apparaît comme le premier véritable test 
électoral du président sortant Yahya Jammeh. 
    Arrivé au pouvoir à la faveur d'un putsch en 1994, Jammeh a 
affirmé que seul Allah pourrait le contraire à quitter ses 
fonctions et a promis un jour à ses partisans qu'il pourrait 
diriger le pays pendant "un milliard d'années". 
    Le président a récemment fait les gros titres des journaux 
en affirmant qu'il avait découvert un traitement du sida par les 
plantes mais ce dernier ne fonctionnerait que le jeudi. 
    Jammeh a également déclaré que son pays était une république 
islamique et a menacé d'égorger les homosexuels. 
    Le principal candidat de l'opposition, l'homme d'affaires 
Adama Barrow, a réussi à mobiliser des foules de plusieurs 
milliers de personnes lors de ses meetings électoraux. 
    Barrow a fait campagne sur la relance de l'économie et sur 
la fin des violations des droits de l'homme dans un pays où les 
opposants sont fréquemment emprisonnés et torturés. Il a 
également promis de démissionner au bout de trois ans afin de 
favoriser la démocratie. 
    Les partisans de Jammeh rejettent les accusations de 
violences et dénoncent l'ingérence des Occidentaux dans les 
affaires du pays. 
    Dans les bureaux de vote, les électeurs sont appelés à 
déposer une bille dans l'une des trois urnes de couleur (verte, 
argent et violette), chacune portant la photo de l'un des trois 
candidats en lice. 
 
 (Cheikh Sadibou Mane; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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