Présidentielle au Niger, boycottée par l'opposition

le , mis à jour à 22:28
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    NIAMEY, 20 mars (Reuters) - Les Nigériens se sont rendus aux 
urnes dimanche pour le second tour d'une élection présidentielle 
où le chef d'Etat sortant Mahamadou Issoufou faisait figure 
d'archi-favori, d'autant que l'opposition avait appelé au 
boycott. 
    Les bureaux de vote ont fermé en fin de journée et les 
résultats provisoires sont attendus dans les jours à venir. 
    Soutenu par les Occidentaux qui y voient un allié dans leur 
lutte contre les djihadistes qui sévissent en Afrique de 
l'Ouest, Mahamadou Issoufou, sollicitait un second mandat de 
cinq ans. Il est arrivé largement en tête du premier tour avec 
48%. 
    S'exprimant après avoir voté dimanche, le président Issoufou 
a appelé les Nigériens à le reconduire, étant donné la menace 
grandissante posée par les islamistes armés. 
    "Un seul mandat ne suffit pas pour surmonter l'ensemble des 
problèmes, et en particulier ceux qui touchent à la sécurité", 
a-t-il dit. "Nous avons besoin d'une union sacrée(...). Nous 
devons rester unis". 
    Arrivé en deuxième position au premier tour de la 
présidentielle, il y a un mois, Hama Amadou a passé la campagne 
électorale derrière les barreaux pour une affaire de trafic de 
bébés qui impliquerait l'une de ses deux épouses. Hama Amadou se 
défend de ces accusations et affirme avoir été arrêté à des fins 
politiques. 
    Samedi soir, le gouverneur de la région de Niamey, Hamidou 
Garda, a interdit tout rassemblement à l'extérieur des bureaux 
de vote pour des raisons de sécurité. 
    "Tous les rassemblements sont interdits. Les électeurs 
viennent, votent et partent", a-t-il déclaré à la télévision 
d'Etat. 
    Des forces de sécurité ont été déployées devant les bureaux 
de vote et d'autres ont patrouillé dans les rues de Niamey et 
surveillé étroitement les grandes artères de la capitale 
nigérienne. 
    La Coalition pour l'alternative (Copa) qui réunit 20 
formations politiques, dont le Moden Lumana Fa d'Hama Amadou, 
avait appelé au boycott du scrutin de dimanche, accusant les 
autorités de fausser l'élection.   
 
 (bdoulaye Massalaki,; Nicolas Delame et Eric Faye pour le 
service français) 
 
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