Présidentielle américaine : « Si Trump est élu, j'entre en résistance ! »

le , mis à jour à 07:42
2
Présidentielle américaine : « Si Trump est élu, j'entre en résistance ! »
Présidentielle américaine : « Si Trump est élu, j'entre en résistance ! »

Patricia MacDonald nous reçoit dans sa maison victorienne de Cape May. Elle est l'une des reines du suspense familial et psychologique et a vendu en France presque deux millions de livres, dont certains ont été adaptés à la télévision (« J'ai épousé un inconnu », « les Soupçons du cœur »). Son dernier ouvrage, chez Albin Michel, s'intitule « Message sans réponse ».

 

Comment, après avoir élu un président noir, les Américains pourraient-ils choisir un populiste comme Donald Trump ?

Patricia MacDonald. Après l'élection et surtout la réélection de Barack Obama, je me suis dit que l'Amérique avait enfin changé. Que le racisme et la culture de l'esclavage étaient vraiment terminés. Mais en fait, ces deux élections avaient ouvert les portes du mal.

 

Que voulez-vous dire ?

Une fois élu, Barack Obama a donné l'occasion à la parole de se libérer et au racisme d'une partie de la population de remonter à la surface. La face la plus sombre de la psychologie américaine est réapparue au grand jour, aidée en cela par la force d'Internet. Souvenez-vous des injures que les membres du Congrès ( NDLR : le Parlement américain) ont déversées sur lui, sa femme et même ses filles.

 

A vous entendre, si Obama n'avait pas été président, il n'y aurait pas Trump aujourd'hui...

Je le crois. Car le climat d'irrespect vis-à-vis de l'institution présidentielle, mais surtout à l'égard d'un président hors du commun, qui a pourtant sorti le pays de la crise de 2008, a posé les bases des discours dégoûtants et honteux tenus aujourd'hui, non seulement par Trump mais aussi par de nombreux élus locaux du Parti républicain. C'est vrai partout dans le monde avec la montée des populismes, mais il y a une spécificité américaine.

 

C'est-à-dire ?

Trump, c'est le retour du racisme de la peau. Quand il traite les immigrés mexicains de voleurs et de brigands, les musulmans de terroristes, ou dit que les ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • Souchien il y a un mois

    "Mais le cœur du pouvoir politique mondial est ici, en Amérique, et ce sont nos élites politiques corrompues qui sont la force principale derrière les efforts de mondialisation radicale et de privation des droits des travailleurs.Leurs ressources financière sont virtuellement illimitées, leurs ressources politiques sont illimitées, leurs ressources médiatiques sont sans comparaison, et de manière plus importante, la profondeur de leur immoralité est absolument illimitée." Trump

  • Souchien il y a un mois

    " C’est une structure de pouvoir mondialisé qui est responsable de ces décisions économiques qui ont volé la classe des travailleurs, dépouillé notre pays de sa richesse, et placé l’argent dans les poches d’une poignée de grands trusts et lobbies politiques." Trump