Présidentielle américaine : le scénario du troisième homme

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  Le candidat Evan McMullin, un ex-agent de la CIA mormon, se présente comme un vrai conservateur, très anti-Trump.  
  Le candidat Evan McMullin, un ex-agent de la CIA mormon, se présente comme un vrai conservateur, très anti-Trump.  

Il s'appelle Evan McMullin et pourrait bien chiper des voix à Hillary Clinton et à Donald Trump ? surtout vu leur énorme impopularité ? et faire basculer l'élection de mardi 8 novembre. Dans un pays dominé par deux grands partis, un candidat indépendant a peu de chances de gagner. Aucun prétendant à la Maison-Blanche issu d'une petite formation n'a remporté de votes au collège électoral depuis 1968, même si Ross Perot, en 1992, avait récolté 19 % du vote populaire. Mais cela n'empêche pas qu'un candidat d'un petit parti ait de l'influence. En 2000, Ralph Nader, le candidat indépendant, a remporté 2,7 % des voix sur le plan national et quelque 97 000 voix en Floride. Cela a suffi à faire basculer l'État dans le camp de George W. Bush, qui s'est imposé avec 537 petites voix et a remporté la présidence face à Al Gore.

« C'est quoi, Alep ? »

Ils sont trois cette année à prétendre jouer les trublions. Il y a d'abord Gary Johnson, le candidat libertarien, qui milite pour moins d'État et plus de libertés. Avant l'été, cet ancien gouverneur du Nouveau-Mexique avait réussi à grimper à 8 ou 9 % dans les sondages. Mais il s'est ridiculisé avec des déclarations aussi bizarres que celles de Trump. Dans un meeting, il a été incapable de nommer un seul leader étranger qu'il admirait. Quand on lui a demandé ce qu'il comptait faire à Alep, il a répondu : « C'est quoi, Alep ? » Il...

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