Présidentielle américaine : le grand doute des électeurs

le , mis à jour à 07:42
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Présidentielle américaine : le grand doute des électeurs
Présidentielle américaine : le grand doute des électeurs

Jamais en Amérique une élection présidentielle n'avait soulevé autant de contradictions. Ni connu autant de rebondissements. Ce week-end encore, à dix jours de l'élection (le 8 novembre), on apprenait que le FBI relançait l'enquête sur les e-mails de l'ex-secrétaire d'Etat de Barack Obama Hillary Clinton, rebattant ainsi toutes les cartes d'une partie qui semblait déjà jouée. Les Américains se retrouvent aujourd'hui sonnés et désorientés. Les sondages donnent de nouveau les deux candidats au coude-à-coude, voire Trump légèrement en tête... « En comparant cette affaire au scandale du Watergate (NDLR : une affaire d'écoutes et d'espionnage politique qui a entraîné la démission du président Richard Nixon), Trump a touché juste. Il a légitimé la méfiance des Américains vis-à-vis de leurs institutions et plus spécifiquement vis-à-vis de Hillary, toujours très impopulaire », explique Samuel, un étudiant à l'université du Maryland, sur la côte Est des Etats-Unis.

 

Méfiance, colère... « Je suis sans illusion et je ne voterai pour aucun des deux, confie John, 48 ans, célibataire et cadre dans la finance à Baltimore. Clinton est une mauvaise politicienne et Trump une mauvaise personne. Le système des deux partis aux Etats-Unis ne fonctionne plus. Démocrates et républicains sont devenus des affairistes. Je voterai pour un indépendant. »

 

 

Cathy, 58 ans, sans travail et sans domicile fixe, votera néanmoins pour l'ex-first lady car Trump la « rend malade ». « Il fait une bonne analyse de la situation sociale mais ça m'est impossible de voter pour un type pareil. Il me fait d'autant plus peur que je pense qu'il peut gagner. De toute façon, rien dans ce qu'il propose ne va changer quoi que ce soit à ma situation. Et puis, cette haine des immigrés, c'est insupportable. Mon père est arrivé par bateau de Lituanie. L'Amérique est un pays d'immigrés et doit le rester. » Et Clinton ? « C'est ...

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