Présidentielle : à défaut de candidat, le parti communiste rêve d'union

le , mis à jour à 08:15
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Présidentielle : à défaut de candidat, le parti communiste rêve d'union
Présidentielle : à défaut de candidat, le parti communiste rêve d'union

À sept mois de la présidentielle, le Parti communiste, à défaut d'avoir un candidat pour l'Elysée, cherche sa martingale, comme perdu dans l'offre pléthorique de candidatures à la gauche de la gauche. Cela ne l'empêche pas de placer la Fête de l'Huma, qui s'achève ce soir, sous le signe d'un front commun d'une reprise des luttes contre la loi El Khomri. Mais pour ce qui est de la présidentielle, l'unité est nettement plus aléatoire. Depuis vendredi, les dirigeants communistes le répètent sur tous les tons : l'éparpillement de la gauche antigouvernementale conduira à son éviction au soir du premier tour. Elle doit donc s'unir... ou mourir.

 

Samedi, à la Fête de l'Huma, les acteurs de ce que le patron du parti, Pierre Laurent, qualifie de « jeu dangereux » se sont succédé à La Courneuve : Arnaud Montebourg (accueilli par les sifflets), Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et l'écologiste Cécile Duflot. Aucun qui ne réponde clairement à l'appel à l'unité des communistes. Surtout pas Mélenchon... que la majorité des sympathisants de gauche voient pourtant porter les couleurs du PC, selon notre sondage (ci-dessus). Le cofondateur du Parti de gauche refuse de se soumettre à une primaire qui le conduirait à devoir soutenir Hollande. Pas question pour lui de faire campagne hors du mouvement de la France insoumise qu'il vient de doter d'un nouveau slogan : « L'avenir en commun ». Il prévient donc ses camarades : « On est en retard par rapport à la dernière fois ! (NDLR : en 2012, où il avait été le candidat adoubé, cette fois, par le Parti communiste.) Arrêtons de biaiser. Une cassure s'est faite à gauche. Ce n'est pas en dansant la gigue ensemble que ça changera », s'agace-t-il.

 

Le parti dévoilera sa stratégie le 5 novembre

 

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, qui aimeraient se concilier les bonnes grâces des communistes, se gardent prudemment du moindre appel du pied aux militants ...

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