Présidentielle 2017 : les évêques écrivent une «lettre» inquiète à la France

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Présidentielle 2017 : les évêques écrivent une «lettre» inquiète à la France
Présidentielle 2017 : les évêques écrivent une «lettre» inquiète à la France

Identités fragilisées, intégration en panne, laïcité sous tension, éducation en crise... Les évêques publient une longue et sombre lettre «aux habitants de France», qui appelle à un constat «lucide» sur l'état du pays à quelques mois de la présidentielle.

 

«Si nous parlons aujourd'hui, c'est parce que nous aimons notre pays et que nous sommes préoccupés par sa situation» : ainsi commence ce document rare, intitulé «Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique». Il a été voulu par les dix membres du conseil permanent de la Conférence des évêques (CEF) -sorte d'exécutif de l'Eglise catholique en France- en vue des élections de 2017.

 

Officiellement rendue publique jeudi, cette lettre d'une soixantaine de pages, coéditée par trois maisons (Bayard, Cerf, Mame), sera disponible vendredi en librairie au prix de 4 euros.

 

Un mot pour les politiques

 

Même si les fidèles se comptent en millions, «nous avons voulu quelque chose qui ne soit pas "les cathos pour les cathos"», a précisé cette semaine à la presse le président de la CEF et archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier. Trois mille exemplaires ont été envoyés aux élus, partis, syndicats et autres interlocuteurs, selon le porte-parole des évêques, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, qui évoque un «appel au dialogue sans hystérie ni raideur». «L'ambition est de fournir des éléments de réflexion et de pointer dix exigences», selon Mgr Pontier: «Comment redonner un souffle, une vision commune pour que les Français, divers, puissent retrouver des raisons de vivre ensemble ?».

 

Les constats ne sont pas tendres. Sur la classe politique, pour commencer : «L'attitude et l'image de quelques-uns jettent le discrédit sur l'ensemble de ceux qui vivent l'engagement politique comme un service de leur pays», «la parole a trop souvent été pervertie, utilisée, disqualifiée». Dans la société, «la ...

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