Présidentielle 2017 : l'aile gauche du PS veut une primaire

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Présidentielle 2017 : l'aile gauche du PS veut une primaire
Présidentielle 2017 : l'aile gauche du PS veut une primaire

Le président de la République sera-t-il contraint de se soumettre à une primaire, s'il veut briguer un nouveau mandat ? C'est en tout cas ce que souhaite le leader de l'aile gauche du PS. Après Julien Dray, vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France et proche du chef de l'Etat, c'est au tour d'Emmanuel Maurel de plaider pour l'organisation d'une élection interne au PS en vue de la présidentielle de 2017.

«Oui, il faudra une primaire en 2016», affirme-t-il ce samedi dans les colonnes du «Monde». «Il serait tout de même curieux que ce que nous avons jugé formidable et démocratique en 2011 ne le soit plus cinq ans après», ajoute-t-il, rappelant que le Parti socialiste «s'est doté de règles claires qui passent par le choix de notre candidat à la présidentielle par nos sympathisants».

«Bras d'honneur»

«Qui dit primaire dit plusieurs choix possibles», poursuit Emmanuel Maurel, qui ose : «Le soutien à une candidature, fût-elle de François Hollande, n'est pas automatique.» 

Le chef de file de l'aile gauche du PS profite d'ailleurs de son entretien au quotidien du soir pour exprimer les divergences qui l'opposent à l'exécutif. «La première urgence est de réorienter la politique gouvernementale et de rassembler une gauche morcelée et sans horizon», plaide celui qui n'hésite pas non plus à qualifier «de bras d'honneur» les nominations de Jean-Pierre Jouyet et de Laurence Boone à l'Elysée ou encore la proposition de nommer Jacques Toubon Défenseur des droits.

Des coups de boutoir auxquels Manuel Valls ne s'est pas privé de répondre lors du Conseil national du PS de ce samedi. Mettant en garde contre «le risque de voir Marine Le Pen au second tour», et surtout de voir la gauche «disparaître», le Premier ministre a défendu ses choix en matière de politique économique. Et tenté de ressouder les troupes autour de l'exécutif : «Nous avons encore trois ans pour nous. Trois ans pour réussir et ...

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