Présidentielle 2012 : Sarkozy mis en examen pour financement illégal

le , mis à jour à 23:07
0
Présidentielle 2012 : Sarkozy mis en examen pour financement illégal
Présidentielle 2012 : Sarkozy mis en examen pour financement illégal

Au terme de douze heures d'audition au pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris, Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce mardi soir pour «financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales», dans l'enquête sur les fausses factures de Bygmalion et les comptes de sa campagne 2012, a annoncé le procureur de la République de Paris François Molins. L'ex-chef de l'Etat encourt un an de prison avec sursis et 370 euros d'amende.

Arrivé au tribunal à 8h40, l'ancien président de la République en est reparti vers 21h20. Le chef de file des Républicains, qui ambitionne de disputer la primaire de son camp à l'automne pour revenir au pouvoir en 2017, a donc été entendu toute la journée par le juge financier Serge Tournaire, qui soupçonne que ses comptes de campagne ont été truqués pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses fixé à 22,5 millions d'euros.

«Aucun fait lié au dossier Bygmalion n'a été retenu»

Selon l'avocat de Nicolas Sarkozy, cette mise en examen répond à une «infraction formelle» de dépassement des comptes de campagne et n'est pas liée à la connaissance qu'il pouvait avoir d'un système de fausses factures dans le cadre du dossier Bygmalion. Une position que Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de défendre. D'ailleurs, dans son livre paru en janvier, «La France pour la vie» (éditions Plon), ce dernier écrit: «Là encore, on aura sans doute du mal à le croire, c’est pourtant, je le jure, la stricte vérité : je ne connaissais rien de cette société jusqu’à ce que le scandale éclate.» «Aucun fait lié au dossier Bygmalion n'a été retenu», a martelé Me Thierry Herzog. L'avocat a fait part de sa «satisfaction» et de celle de son client qui, a-t-il relevé, n'a pas été mis en examen pour des faits d'escroquerie, de faux et d'abus de confiance, liés directement à la mise en place du système ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant