Présidence de l'UMP : à la Mutualité, Le Maire défie Sarkozy

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Présidence de l'UMP : à la Mutualité, Le Maire défie Sarkozy
Présidence de l'UMP : à la Mutualité, Le Maire défie Sarkozy

Le choix de la salle était déjà tout un symbole. C'est à la Mutualité, là où Nicolas Sarkozy avait reconnu sa défaite au soir du second tour de la présidentielle 2012, que Bruno Le Maire a choisi de tenir son grand meeting parisien, ce mardi soir. D'emblée, le candidat à la présidence de l'UMP appuie le trait : «Dans cette salle où nous avons tous des souvenirs politiques forts, je vous le dis : tout est possible !» Et comme une provocation, c'est là qu'il sonne la charge contre l'ancien président de la République, son rival dans cette compétition interne.

Il ne le nomme jamais, mais la référence à l'ancien chef de l'Etat est limpide. Alors que Nicolas Sarkozy fait figure d'archi-favori, la seule inconnue étant l'ampleur de son score au congrès du 29 novembre, Bruno Le Maire espère «créer la surprise». Un joli score renforcerait sa stature. Alors, pour marquer des points et gagner du terrain face à Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire attaque en piqué.

Les 1500 militants massés dans la salle, il les mobilise à coups d'allusions au retour de l'ancien chef de l'Etat : «Vous ne voulez pas regarder derrière vous», «vous ne voulez pas subir, vous voulez imposer votre choix», «vous ne choisissez pas le futur candidat à l'élection présidentielle»... Il enfonce : «Vous ne choisissez pas un sauveur ou un recours derrière lequel tout le monde devrait se ranger comme un seul homme.» Suivez son regard...

«Je ne suis pas candidat pour supprimer l'UMP»

Et quand Bruno Le Maire dépeint quel président de l'UMP il serait, c'est pour mieux planter ses banderilles. Non, il ne déléguera pas les manettes du parti «à une quelconque direction nommée». Pas plus qu'il ne promet «des postes ou des places». Comprendre : contrairement à Nicolas Sarkozy qui a déjà en tête des noms pour une direction renouvelée de l'UMP.

«Je serai présent», poursuit le député de l'Eure, «7 jours sur 7, 365 jours sur 365». «Mon ...

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