Prescriptions : les médecins sont libres

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L'industrie pharmaceutique rechigne parfois à étendre l'usage d'une molécule, malgré les gains potentiels pour la société. Mais les autorités de santé peuvent lever cet obstacle.

L'étude anglaise comparant Lucentis et Avastin aura-t-elle des répercussions en France? En tout cas, l'idée qu'un médicament puisse légitimement être utilisé dans une situation pour laquelle il n'était pas destiné au départ a été entérinée par le Conseil d'État dès 2008, à l'issue d'une bataille féroce.

Trois ans plus tôt avait été signé un accord de bon usage, entre l'Assurance-maladie et les syndicats médicaux, qui avait fait bondir les industriels du médicament. Il proposait aux médecins de prescrire de l'aspirine aux malades souffrant d'artérite des jambes (artériopathie oblitérante des membres inférieurs, ou AOMI) au même titre que du Plavix, un antiagrégant plaquet­taire... vingt fois plus cher. Scandale: le Plavix a une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette indication, alors que l'aspirine n'en a pas.

À l'époque, le laboratoire Sanofi Bristol-Meyers Squibb, fabricant du Plavix, s'indignait non sans raison: il avait mené toute

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