Près de la moitié de la mode féminine achetée au rabais

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Pour séduire les clientes malgré la crise, les enseignes de prêt-à-porter féminin rivalisent de soldes et de promotions. 44,6% des achats se sont faits au rabais au premier semestre. Un record. En 2009, le taux était limité à 33%.

Il suffit de quelques minutes de lèche-vitrine pour prendre la mesure du problème. Au c½ur du mois de septembre, la plupart des enseignes de mode proposent encore des «prix d'été» en fonds de magasin, tout en multipliant, en vitrines et sur le Web, les opérations promotionnelles. Elles pratiquent des rabais allant jusqu'à -30% dès le deuxième article, ou de -20% sur toute la collection sur quelques jours.

Le consommateur, plus crispé que jamais par la crise, a tellement pris l'habitude d'acheter ainsi au rabais, que le taux d'articles vendus à prix réduits dans la mode féminine atteint un niveau record. Au premier semestre, selon des données provisoires de l'IFM (Institut français de la mode), il s'est envolé, passant de 40,2% sur la même période de l'an dernier, à 44,6% des 4,9 milliards d'euros dépensés par les clientes. 2,18 milliards d'euros de vêtements au rabais ont ainsi été vendus en six mois.

La mode féminine limite son recul à -1,6%

Les marques ont bien essayé d'augmenter leur prix moyen, de 4,5%, en montant en gamme et en répercutant la hausse des salaires en Asie. Mais cela n'a guère aidé les chiffres d'affaires à redécoller, remarque-t-on à la Fédération française du prêt-à-porter féminin. Le mois de mars, hivernal, et le mois de mai, trop froid, ont dissuadé les clientes d'acheter des articles de saison peu ou pas soldés. Acheter à bon compte est devenu un mode de consommation bien ancré dans le paysage de la mode française féminine.

Et cette tendance s'accentue toujours plus vite: il n'y a pas si longtemps, en 2009, 33,3 % de la mode féminine se vendait en solde ou promotion, et ce taux ne progressait que lentement. Le cercle infernal des promotions fragilise inévitablement la rentabilité des enseignes.

La seule consolation, pour la mode féminine, c'est que ses ventes n'ont reculé que de 1,6% sur le semestre, alors que la consommation de mode masculine reculait de 2,8%, et que la mode enfantine chutait de 3,6%. C'est aussi bien mieux que l'an passé: la consommation de mode féminine avait chuté de 5,4% au premier semestre 2012. Une autre lueur d'espoir vient du Web: les dépenses de prêt-à-porter féminin sur Internet ont encore gagné 16% au premier semestre pour atteindre 13,4% des dépenses féminines d'habillement.

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  • glaty le vendredi 13 sept 2013 à 10:30

    Hé bien .!!! Que les socialistes ne s'étonnent pas,C'EST LE RESULTAT DES TAXES ET ENCORE DES TAXES IMPUTEES A LA POPULATION,, Aujourd'hui,nous nous posons plus profondément la question pour une expatriation vers la république dominiquaine.Nous y avons des contacts,et cette expatriation pourrai bien devenir une réalité très prochainnement ..Puisque aparemment c'est ce que les socialistes veulent,APPAUVRIR LES FRANçAIS . ABAT LES SOCIALISTES ....

  • ljay1 le vendredi 13 sept 2013 à 10:09

    Et si les vrais prix étaient appliqués dès le début il n'y aurait pas cette ruée vers les soldes!!!! Des prix d'achats multipliés par 4 ....

  • calippe3 le jeudi 12 sept 2013 à 22:53

    Ils n'ont qu'à vendre moins cher, quand on solde à soixante quinze pour cent on peut vendre moins cher toute l'année. Quand une marque bon chic bon genre dont les vêtements sont maintenant fabriqués en Chine les vend encore plus chers qu'avant cherchez l'erreur on y perd en qualité et nous sommes roulés donc autant acheter en solde