Près de 70 badges retirés dans les aéroports de Paris en un mois

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    PARIS, 13 décembre (Reuters) - Près de 70 agents travaillant 
dans les zones sécurisées des aéroports de Paris se sont vu 
retirer leur autorisation depuis les attentats du 13 novembre, a 
fait savoir dimanche le P-DG de l'exploitant de Roissy et Orly. 
    D'après Augustin de Romanet, ces agents, parmi les 85.000 
disposant d'un "badge rouge", ont perdu leur accréditation 
"notamment pour des phénomènes de radicalisation". 
    "Près de 70", a-t-il précisé lors du Grand Rendez-vous 
Europe 1-iTELE-Le Monde. 
    "S'agissant de l'entreprise Aéroport de Paris elle-même, 
nous sommes épargnés par ces phénomènes de radicalisation ou 
d'agents qui ont des fiches S. En revanche, (...) un certain 
nombre d'agents se sont vu retirer leur badge pour des 
comportements inquiétants", a-t-il déclaré.     
    Selon Augustin de Romanet, les badges rouges sont délivrés 
pour une durée de trois ans par les autorités préfectorales 
après une enquête de police. 
    "Il y a peu de zones en France qui sont aussi sécurisées que 
les aéroports", a souligné Augustin de Romanet. 
    "A partir du 13 novembre 2015, les effectifs de militaires 
ont été accrus de 50% à Charles-de-Gaulle et 50% à Orly. Ce qui 
veut dire qu'aujourd'hui, à tout moment de la journée, dans 
chaque terminal, vous avez un trinôme de militaires en armes qui 
patrouillent dans nos aéroports", a-t-il dit. 
    "Les pouvoirs publics ont utilisé la faculté de l'état 
d'urgence pour pouvoir réaliser des perquisitions 
administratives. (...) Par exemple, 4.000 casiers de personnels 
qui travaillent sur le site d'Aéroports de Paris ont été 
perquisitionnés depuis un mois", a ajouté le P-DG d'ADP. 
    Augustin de Romanet a par ailleurs donné des précisions sur 
la baisse du trafic dans les grands aéroports parisiens depuis 
les attaques qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de 
blessés à Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).     
    "Nous avons eu une chute de trafic matérielle, par rapport à 
nos prévisions, de l'ordre de 7 à 8%. Et comme nous avions prévu 
une hausse de 3%, ça veut dire que le trafic est en baisse 
d'environ 5% par rapport à l'année précédente", a-t-il dit. 
    Selon des experts du secteur, le véritable test sur le 
trafic aérien en provenance et vers Paris aura lieu pendant le 
traditionnel pic entre Noël et le Nouvel An. (voir 
 ID:nL8N13L34G ) 
 
 (Simon Carraud, édité par Guy Kerivel) 
 

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  • M8252219 le dimanche 13 déc 2015 à 16:44

    Il a fallu attendre 150 morts avant de prendre de bonnes décisions . Il parait que gouverner c'est prévoir surtout après les attentats de janvier, et la cote de Hollande a grimpée !!!!! C'est à ne rien comprendre du comportement des français.