Près de 6 millions de ménages en situation de "vulnérabilité énergétique"

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baranq /shutterstock.com
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(Relaxnews) - 5,9 millions de ménages français éprouvent des difficultés pour payer le chauffage dont ils ont besoin ou se fournir en carburant afin d'assurer leur déplacement. Dans une étude publiée jeudi 8 janvier, l'Insee évoque la "vulnérabilité énergétique" de 22% des foyers français. 

Un ménage est considéré comme vulnérable lorsque ses dépenses pour le chauffage ou l'eau chaude dépassent 8% de ses revenus et 4,5% pour ses déplacements. D'après cette étude qui s'appuie sur des données pour l'année 2008, 22% des foyers font face tous les jours à des choix cornéliens : "renoncer à d'autres dépenses pour se chauffer correctement ou se déplacer, au contraire, se résigner à avoir froid ou à se déplacer moins", commente l'Insee. 

Des dépenses lourdes pour les personnes seules, les retraités et les jeunes

Quand il s'agit de se chauffer ou de faire couler l'eau chaude, 14,6% des ménages sont désignés en vulnérabilité énergétique pour leur logement. Le climat joue évidemment un rôle important et tous les consommateurs ne connaissent donc pas la même situation. La Franche-Comté, l'Auvergne et la Lorraine sont les trois régions où la vulnérabilité liée au logement dépasse 25%. 

Aussi, il faut distinguer différents profils davantage touchés par cette situation. 1,8 million de ménages retraités ont du mal à se chauffer faute de moyens. Par ailleurs, les personnes seules sont les plus exposées, avec un tiers d'entre elles concernées par la vulnérabilité énergétique. Enfin, 43,1% des foyers où la personne de référence est âgée de moins de 30 ans connaît aussi ce genre de problématique quotidienne. 

D'autres distinctions peuvent être tracées pour mieux comprendre ceux et celles qui souffrent de cette situation. L'Insee rapporte par exemple que ce sont les ménages se chauffant au fioul qui sont les plus nombreux à être vulnérables, soit 1,7 million de foyers.

Pourtant, l'électricité s'impose comme le mode de chauffage le plus répandu dans l'Hexagone. "Cette différence s'explique essentiellement par le fait que l'électricité équipe majoritairement des logements du parc collectif, moins onéreux à chauffer que des maisons individuelles. Ces dernières sont plus souvent équipées, notamment en milieu rural, d'un chauffage au fioul", souligne l'institut de statistiques. D'ailleurs, ceux qui habitent une maison sont davantage concernés par la vulnérabilité énergétique (17% contre 11,6% pour les appartements). 

Enfin, les habitants des logements les plus anciens sont aussi exposés. Un quart des ménages qui vivent dans une habitation datant d'avant 1949 consacre plus de 8% de leur revenu au chauffage et à l'eau chaude, contre 3,6% des habitants de logements construits après 2004. 

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  • b.renie le vendredi 9 jan 2015 à 07:54

    Il est surprenant que tant de gens ne puissent disposer de l'énergie comme il conviendrait depuis si longtemps qu'on s'occupe des plus défavorisés ou du moins qu'on le dit. En tout cas le bas coût de l'énergie électrique d'origine nucléaire montre la sagesse du développement de cette source d'énergie dans le passé et la nécessité de ne pas y renoncer maintenant !!