Premiers secours : une formation pour bien parler aux victimes

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Premiers secours : une formation pour bien parler aux victimes
Premiers secours : une formation pour bien parler aux victimes

Faire du bouche-à-bouche à une victime, pratiquer un massage cardiaque... cela s'apprend. Savoir quoi lui dire -- et comment le dire -- aussi ! Sa rencontre, jeudi soir en Bretagne, avec les lycéens de Concarneau présents à Londres au moment de l'attaque terroriste a conforté Juliette Méadel dans sa démarche. La secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes nous a expliqué vendredi mettre en place des formations baptisées «Les mots qui sauvent». Elles seront destinées, dans un premier temps, aux soignants amenés à accueillir des victimes ayant vécu un traumatisme. Dans un second, à l'ensemble de la population. La première séance aura lieu la semaine prochaine à l'institut de formation interhospitalier Théodore-Simon à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis).

 

Des expressions de fausse réassurance

«Les mots qu'entend une personne quelques minutes après un drame, tel un attentat ou une catastrophe, restent gravées dans sa mémoire. Non seulement, elle peut les ressasser mais certaines phrases, a priori anodines, peuvent littéralement bloquer sa reconstruction», assure Juliette Méadel. Pensant «bien faire», des sauveteurs, hospitaliers, ou simplement des proches peuvent lancer des expressions de «fausse réassurance», comprendre qu'elles produisent l'inverse de l'effet recherché. «Dire à quelqu'un ce n'est pas grave est maladroit, car ça l'est suffisamment pour que la personne soit ici, reprend la ministre. Tout comme certains ont vécu pire : cela peut apparaître comme une atténuation de la gravité de la situation ou accentuer le sentiment de culpabilité de la personne. Il faut savoir que les questions qui reviennent très souvent de la part des victimes sont : Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi moi ai-je survécu et pas d'autres ?»

 

Mohammed Zénak ne sait que trop bien à quel point les mots peuvent blesser. Sa fille, lourdement touchée, a survécu à l'attaque des terrasses parisiennes le 13 novembre ...

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