Premières législatives en Irak depuis le retrait américain

le
0
A voter shows her ink-stained finger at a polling station during a parliamentary election in Baghdad
A voter shows her ink-stained finger at a polling station during a parliamentary election in Baghdad

BAGDAD (Reuters) - Les bureaux de vote ont ouvert mercredi matin à 07h00 (04h00 GMT) en Irak pour les premières élections législatives depuis le départ des troupes américaines du pays à la fin 2011.

Le Premier ministre chiite, Nouri al Maliki, brigue un troisième mandat sur fond de violence et de vives tensions confessionnelles.

Les électeurs sont invités à choisir parmi 9.012 candidats.

Aucun parti ne semble en mesure de remporter la majorité des 328 sièges en jeu et la formation d'un gouvernement pourrait se révéler difficile même si l'Alliance de l'Etat de droit de Maliki semble devoir rester le premier groupe parlementaire.

"J'invite le peuple irakien à se rendre aux urnes en grand nombre pour adresser un message dissuasif aux terroristes et leur infliger une gifle", a déclaré le Premier ministre, qui a été l'un des premiers à voter dans un hôtel voisin de la "zone verte", quartier fortifié où se trouve notamment le siège du gouvernement.

Les bureaux de vote doivent fermer à 15h00 GMT.

Les slogans sans connotation communautaire et les promesses d'unité nationale des précédentes législatives, en mars 2010, ne sont plus de mise dans un pays où les attentats meurtriers sont quasi quotidiens.

Depuis le début de l'année, les violences entre chiites et sunnites ont fait plus de 2.000 morts en Irak. A Bagdad, 180 civils ont été tués et 477 blessés pour le seul mois de mars.

En l'absence de sondages fiables, il est difficile de prédire la composition du prochain parlement. La coalition de l'Etat de droit fait toutefois figure de favorite.

Nouri al Maliki est censé profiter des divisions de ses adversaires et de son positionnement comme rempart pour les chiites, majoritaires, contre l'extrémisme sunnite dans la province d'Anbar (ouest) et en Syrie voisine.

Le chef du gouvernement tire parti de la guerre qu'il mène dans la province d'Anbar contre l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe djihadiste sunnite issu d'Al Qaïda.

Il a également bénéficié d'une concentration avantageuse du pouvoir ces huit dernières années. Outre son poste, il cumule les ministères de la Défense, de l'Intérieur et de la Sécurité.

(Ned Parker, Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant