Première rentrée en douceur pour l'élève Vincent Peillon

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PREMIÈRES ESQUISSES DU CHANTIER DE L'ÉCOLE
PREMIÈRES ESQUISSES DU CHANTIER DE L'ÉCOLE

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Education Vincent Peillon, en charge d'un des dossiers prioritaires du quinquennat de François Hollande, s'est contenté mercredi d'esquisser pour sa première rentrée scolaire les grandes lignes d'un chantier considérable.

Les quelque 12 millions d'élèves qui reprendront, mardi prochain pour la plupart, le chemin des cours retiendront surtout les deux semaines pleines de vacances à la Toussaint.

Leurs parents noteront pour leur part la création de 1.000 postes de professeurs dans le primaire et la priorité accordée aux maîtres expérimentés en CP, étape cruciale pour l'apprentissage de la lecture.

La refondation en profondeur de l'école voulue par François Hollande, avec notamment la création de 60.000 postes en cinq ans, la réforme des rythmes scolaires et celle de la formation des enseignants, attendra un peu.

Le ministre a insisté lors d'une conférence de presse sur l'héritage du gouvernement précédent, qui avait programmé la suppression de 14.000 postes, dont 5.700 dans le primaire.

"C'est une rentrée particulière parce qu'elle a été préparée par nos prédécesseurs, avec des tensions liées à des suppressions de postes, et qu'elle doit à la fois marquer la nouvelle orientation de la majorité élue, et donc la priorité à l'école", a déclaré Vincent Peillon.

Cet agrégé de philosophie, qui se sait sous surveillance depuis qu'il a annoncé un peu vite, au tout début du quinquennat, le retour à la semaine de quatre jours et demi, se méfie désormais des effets d'annonce.

Cette semaine de quatre jours et demi pourrait voir le jour à la rentrée prochaine, l'option du mercredi plutôt que du samedi tenant la corde, a-t-il prudemment déclaré.

"Je veux qu'il y ait une réforme profonde du temps scolaire et du temps éducatif dans notre pays", a dit le ministre, qui a également engagé une réflexion sur la durée de la journée scolaire.

RETOUR DE LA MORALE ?

Vincent Peillon a rappelé que certaines "mesures d'urgence" avaient déjà été prises, comme l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire.

François Hollande s'est fixé comme objectif de "refonder l'école de la République", un slogan qui figure en grosses lettres sur une bâche dissimulant la façade de l'immeuble parisien du ministère de l'Education nationale, en chantier lui aussi.

Les objectifs pour la rentrée 2013 sont plus ambitieux avec la création de 22.100 postes pour compenser les départs à la retraite et mettre un terme à la politique de non-remplacement d'un départ sur deux du gouvernement précédent.

Vincent Peillon doit également s'atteler pour la rentrée prochaine à la création de nouvelles écoles de formation des enseignants, les écoles supérieures du professorat et de l'éducation.

Le ministre a nié qu'il y ait en France une crise de la vocation pour le métier d'enseignant, affirmant qu'il appartenait au gouvernement de le rendre attractif.

Le nouveau titulaire d'un ministère délicat, en charge d'une machine gigantesque et bien difficile à réformer, a dit en outre réfléchir au retour à "l'enseignement de la morale laïque, des premières classes à la terminale".

D'autres chantiers, comme le développement du numérique à l'école ou la relance de l'éducation prioritaire, sont dans les tiroirs. Ils font l'objet d'une concertation confiée à un comité de pilotage qui doit présenter son rapport début octobre.

A la fin du mois de novembre, le gouvernement soumettra au Parlement une loi qui constituera la colonne vertébrale de la refondation de l'école voulue par François Hollande et seulement ébauchée en cette première "rentrée du changement", selon les mots de Vincent Peillon.

Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

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  • bigot8 le mercredi 29 aout 2012 à 17:00

    première et dernière avant la révolution des imposables...ces socialos sont megalos et incapables