Première étude sur le suicide des enfants

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Boris Cyrulnik rend ce jeudi son rapport sur ce douloureux phénomène sous-estimé.

«Comment concevoir qu'un petit âgé de 5 à 12 ans se tue, se donne la mort, réalise un homicide de soi, un autoassassinat ?» La question, posée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, est insoutenable. Mais, alors que le mal-être semble gagner des enfants de plus en plus jeunes, elle se devait d'être posée et analysée. Le célèbre neuropsychiatre rend ce jeudi un rapport qui explore ce territoire inconnu et effrayant à la secrétaire d'État chargée de la Jeunesse, Jeannette Bougrab. Son travail, intitulé Quand un enfant se donne la mort , est également publié aux Éditions Odile Jacob.

«40 % des enfants pensent à la mort tant ils sont anxieux et malheureux», se désole Jeannette Bougrab en préambule du rapport. Jugés plus précoces, les enfants sont-ils aujourd'hui plus fragiles ? «La précocité des enfants, valorisée par notre culture, n'est pas un facteur de protection, prévient Boris Cyrulnik. Elle améliore les résultats scolaires au prix de l'angoisse

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