Première baisse du nombre de cambriolages en France depuis 2008

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* Les cambriolages de résidences principales en baisse de 4,3% * Hommage appuyé de Valls aux forces de l'ordre après Sivens BEAUVAIS, Oise, 19 novembre (Reuters) - Le nombre de cambriolages et les violences crapuleuses ont baissé depuis un an en France, a annoncé mercredi Manuel Valls, qui y voit une conséquence du plan d'action lancé en septembre 2013, alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Selon les chiffres présentés par le chef du gouvernement lors d'un déplacement à Beauvais (Oise), le nombre de cambriolages de résidences principales, qui avait grimpé de 51% entre 2008 et 2013, a reculé de 4,3% ces douze derniers mois, ce qui correspond à environ 10.000 cambriolages en moins. "Nous voyons que la méthode mise en place est la bonne, il faut donc persévérer", a-t-il dit devant la presse. Dans les locaux industriels et commerciaux, la baisse s'est limitée à 0,6%. En revanche, les cambriolages de résidences secondaires, bien moins nombreux que ceux des résidences principales, a augmenté de 7%. En ce qui concerne les actions violentes, les autorités ont constaté une embellie depuis un an : moins 9,4% pour les violences crapuleuses, les agressions ayant pour but de voler. Pour les vols à main armée, la baisse est de 14,8%, permettant de passer sous la barre symbolique des 5.000 faits. Les violences non crapuleuses ont en revanche augmenté de 3,2% sur la même période. UN SUJET "NI DE DROITE, NI DE GAUCHE" Sur un sujet "ni de droite ni de gauche" dont il s'est fait une spécialité, l'ancien maire d'Evry (Essonne) s'est élevé contre le "procès" en laxisme souvent fait aux socialistes. "Les faits apportent un démenti cinglant à ceux qui pourraient penser cela", a-t-il dit. "Quand on mène une action déterminée et cohérente, on obtient des résultats." Ce déplacement a été l'occasion d'un hommage appuyé aux gendarmes et aux policiers, près d'un mois après le drame du barrage de Sivens (Tarn) qui a vu un jeune manifestant, Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive lancée par un gendarme. "Il y a trop de mises en cause de la police et de la gendarmerie, de l'action qui est la vôtre", a-t-il dit aux agents rasssemblés devant lui, rappelant "combien le sens de l'Etat, l'ordre républicain, les valeurs de la République reposent sur l'action des gendarmes et des policiers". Manuel Valls a en outre salué à plusieurs reprises la "détermination" et le "sens de l'Etat" du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, mis en cause dans le dossier Sivens pour, selon ses détracteurs, avoir tardé à reconnaître qu'un tir de grenade était responsable de la mort de Fraisse. "Nous avons le souci de la vérité", a dit le chef du gouvernement. "C'est ce que le ministre de l'Intérieur a fait dès le premier jour". Rappelant que 70 membres des forces de l'ordre ont été blessés en marge des manifestations, il a aussi salué l'action du directeur général de la gendarmerie, Denis Favier, "un grand militaire et un grand gendarme". (Edité par Yves Clarisse)

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