Premier traité entre le Vatican et l'Autorité palestinienne

le , mis à jour à 22:37
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(Actualisé avec précisions, réactions) CITE DU VATICAN, 13 mai (Reuters) - Le Vatican a conclu avec l'Autorité palestinienne (AP) un traité qui porte sur les activités de l'Eglise catholique dans les territoires palestiniens et qui reconnaît pour la première fois formellement l'existence d'un Etat de Palestine, a annoncé mercredi le Saint-Siège. Cet accord sera officiellement signé par les deux parties "dans un avenir proche", précise un communiqué commun. La délégation du Vatican, qui comprenait six personnes, était conduite par Mgr Antoine Camilleri, numéro deux de la diplomatie du Saint-Siège. La délégation palestinienne de quatre personnes était dirigée par Raouane Soulaiman, vice-ministre des Affaires étrangères. "Nous reconnaissons l'Etat de Palestine depuis sa reconnaissance par les Nations unies en 2012", a tenu à préciser le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. Le 29 juillet 2012, l'Assemblée générale de l'Onu a adopté une résolution qui reconnaît la Palestine comme un Etat observateur, non membre. Le Vatican a le même statut aux Nations unies. Durant une visite de trois jours au Proche-Orient l'an dernier, le pape François avait également parlé de "l'Etat de Palestine". Il doit recevoir prochainement Mahmoud Abbas, président de l'AP, qui assistera dimanche à la messe de canonisation de deux religieuses d'origine palestinienne ayant vécu au XIXe et XXe siècle. Réagissant à la signature du traité, Moshe Kantor, président du Congrès juif, a jugé l'initiative "malheureuse" et a estimé qu'elle éloignait la perspective d'un règlement pacifique en renforçant "les extrémistes". Abraham Foxman, de la Ligue antidiffamation, a quant à lui parlé d'un geste "prématuré". "Ce sera positif si l'accord contribue à l'instauration et à la reconnaissance d'un Etat de Palestine indépendant, souverain et démocratique à même de coexister pacifiquement et en sécurité avec Israël et ses voisins", dit quant à lui Mgr Camilleri, dans un entretien accordé à Osservatore Romano, le quotidien du Saint-Siège. (Gavin Jones, Guy Kerivel et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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