Premier ministre ukrainien : «Encore une chance» de résoudre la crise avec Moscou

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Premier ministre ukrainien : «Encore une chance» de résoudre la crise avec Moscou
Premier ministre ukrainien : «Encore une chance» de résoudre la crise avec Moscou

Les efforts diplomatiques continuent dans le conflit russo-ukrainien. Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a estimé jeudi soir à l'ONU qu'il y avait «encore une chance» de résoudre la crise avec Moscou pacifiquement, à trois jours du référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie. Intervenant à l'ouverture d'une session d'urgence du Conseil de sécurité, en présence notamment de l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine, il a également accusé Moscou d'avoir «miné les efforts de non-prolifération nucléaire».

L'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine lui a «répondu directement» : «La Russie ne veut pas la guerre et les Russes non plus, et je suis convaincu que les Ukrainiens non plus», a-t-il affirmé, réitérant toutefois la position de son gouvernement, qui conteste la légitimité des autorités de Kiev.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont transmis à leurs partenaires du Conseil un projet de résolution dénonçant le référendum de dimanche en Crimée et soutenant l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Selon des diplomates, Washington et Paris souhaitent un vote avant le referendum mais la Russie y opposera de toute façon son veto.

Création d'une garde nationale ukrainienne

Plus tôt dans la journée le parlement ukrainien a approuvé la création d'une Garde nationale qui pourrait compter jusqu'à 60.000 hommes. Le projet de loi a été approuvé par 262 des députés présents et zéro voix contre. Les autorités ukrainiennes ont indiqué que ce corps, dépendant du ministère de l'Intérieur, serait composé en priorité de volontaires venant des «groupes d'autodéfense» qui se sont formés sur le Maïdan, à Kiev. Sur ce haut lieu de l'opposition au régime du président Viktor Ianoukovitch, plusieurs dizaines de membres de ces groupes ont été tués lors d'affrontements avec les forces de l'ordre en février.

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