Premier League: fin de la trêve olympique, retour au football

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LA GRANDE-BRETAGNE TOURNE LA PAGE DES JO, LA PREMIER LEAGUE REPREND SES DROITS
LA GRANDE-BRETAGNE TOURNE LA PAGE DES JO, LA PREMIER LEAGUE REPREND SES DROITS

par Mike Collett

LONDRES (Reuters) - Après deux semaines olympiques rythmées par des compétitions où les athlètes britanniques ont brillé, l'Angleterre vit un retour à la normale ce week-end avec la Premier League de football.

Pour une fois, en Grande-Bretagne tout au moins, les rumeurs et les péripéties de la vie des grands clubs ont été reléguées en dernières pages des journaux, loin derrière les exploits du sprinter Usain Bolt et du nageur Michael Phelps.

Mais, même si les supporters vont retrouver la frénésie des longs week-ends de football, notamment pour les affiches de dimanche Wigan-Chelsea (coup d'envoi à 14h30) et Manchester City-Southampton (17h00), les JO occupent encore les esprits.

Les internautes ont abreuvé Twitter et les autres réseaux sociaux de messages du type : "Qu'est-ce que le football peut retirer des Jeux?".

Et la réponse est souvent la même: les amateurs de Premier League sont lassés de l'attitude jugée arrogante des joueurs, de leurs comportements d'enfants gâtés hors du terrain et de leurs petites tricheries sur le terrain.

Ils appellent en choeur à une pratique du football plus conforme aux valeurs de l'olympisme et plus fair-play.

Même Sepp Blatter, président de la Fifa, l'organe suprême du football mondial, a plaidé en ce sens lors des Jeux de Londres. Il a notamment assisté durant la quinzaine à des rencontres de football féminin.

"Nous avons beaucoup à apprendre", a-t-il dit. "Il y a même une différence entre le football masculin et le football féminin. Chez les femmes, les simulations n'existent pratiquement pas. Elles ne se roulent pas par terre en prétendant être blessées. Elles restent debout".

ENTRE QUATRE

Dès que l'éclat des Jeux aura pâli, les supporters auront d'autres préoccupations et se demanderont qui de Manchester United ou de Manchester City, voire d'Arsenal ou de Chelsea, est le mieux armé pour remporter le titre cette année.

Les Citizens, sacrés champions en mai après 44 ans de disette, ont vécu un été inhabituellement calme, ce qui n'a pas manqué de déclencher la colère de l'entraîneur Roberto Mancini.

Seul véritable renfort: le jeune milieu de terrain anglais Jack Rodwell, 21 ans, débauché lundi à Everton contre la somme de 12 millions de livres (15 millions d'euros).

La session de recrutement de Manchester United a été plus active. Le milieu de terrain japonais Shinji Kagawa, venu du Borussia Dortmund, et l'attaquant Robin van Persie, en provenance d'Arsenal, donneront à Alex Ferguson de sérieux arguments dans sa campagne de reconquête du titre.

Les Gunners d'Arsenal ont, quant à eux, enregistré les arrivées d'Olivier Giroud, l'ancien Montpelliérain et de l'Allemand Lukas Podolski, passé par Cologne avant d'atterrir sur les bords de la Tamise.

Les supporters de Chelsea se sont résignés au départ de leur attaquant porte-bonheur, l'Ivoirien Didier Drogba, parti vers d'autres cieux, en l'occurrence ceux de Shangaï.

Mais ils ont dans le même temps accueilli le Brésilien Oscar, le Belge Eden Hazard, formé à Lille, ou l'Allemand Marko Marin. Le tout pour plus de 80 millions d'euros.

En dépit de ces renforts, les deux clubs de Londres sont une nouvelle fois pressentis pour jouer les seconds rôles et laisser le devant de la scène aux Mancuniens de City et de United.

Simon Carraud pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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