Premier jour de classe dans un collège « réformé »

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Premier jour de classe dans un collège « réformé »
Premier jour de classe dans un collège « réformé »

La rentrée scolaire, c'est un peu du théâtre. Aït Bouali, vibrionnant principal du collège Colette-Besson, maîtrise son texte, et son jeu : « Ici, c'est un peu votre deuxième maison, bienvenue ! » Hier matin, 100 enfants entraient en 6e dans cet établissement de 400 élèves, au pied du quartier parisien de Belleville (XXe), classé en réseau d'éducation prioritaire (REP +). Une rentrée d'apparence comme les autres. Les 5e, qui jouent déjà les tauliers, trop heureux de n'être plus les petits du collège, ont bien du mal à identifier ce qu'il y a de neuf. « Les repas seront meilleurs à la cantine ? » hasarde un gamin. « Il y a des nouveaux bancs dans la cour ! » s'exclame un autre. En fait, ils commencent l'espagnol, un an plus tôt que leurs aînés, et vont recevoir bientôt des tablettes numériques. Une chacun. « Oh ! Et on pourra mettre des jeux ? » Non.

 

Si elle induit de nouvelles pratiques, la réforme du collège « n'a pas perturbé l'organisation de la rentrée », assure la direction. Les EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires), ces projets mêlant plusieurs disciplines, désormais obligatoires, sont tous prêts. Les 4e travailleront sur le thème « progrès et utopies » qui mixera histoire, français, physique et musique, avec au bout un voyage de deux jours dans le Nord et ses corons.

 

Du côté des enseignants, on est moins serein. Les nouveaux programmes représentent une masse considérable de travail, et tout est à faire. Simon et Aimie, enseignants en SVT, s'activent en salle des profs pour préparer le premier cours donné aux 6e : une leçon qui mêle les trois domaines des SVT, physique, chimie et technologie. Clotilde, la prof principale des 6e 3, « ne sait pas trop par quel bout prendre les choses » même si elle croit « qu'au bout du compte, on continuera d'enseigner les fondamentaux ». En salle 202, elle fait aux petits nouveaux un exposé minutieux de ce qui les ...

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