Premier défilé haute couture pour l'ancien réfugié afghan

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Premier défilé haute couture pour l'ancien réfugié afghan
Premier défilé haute couture pour l'ancien réfugié afghan

Il n'a que 21 ans, mais son histoire personnelle pourrait déjà faire l'objet d'une autobiographie ou d'un film tant elle est exceptionnelle. Originaire d'Afghanistan, Sami Nouri a été abandonné par un passeur à l'âge de 14 ans en gare de Tours, en Indre-et-Loire, seul et sans argent. Sept ans plus tard, il s'apprête à intégrer le cercle restreint des créateurs de mode en organisant ce soir son premier défilé haute couture au château du Bois-Guy, à Parigné, en Ille-et-Vilaine. Un rêve éveillé pour Sami qui a appris auprès de son père les rudiments de la confection à l'âge de 8 ans.

 

Placé en foyer puis inscrit au collège à Tours, il a rapidement appris la langue française. Il doit sa réussite à son infaillible volonté, mais aussi aux éducateurs et enseignants qui ont rapidement remarqué son talent et l'ont alors aidé à intégrer un lycée professionnel des métiers de la mode.

 

Après un stage dans une retoucherie, Sami Nouri a découvert la haute couture dans les ateliers parisiens de John Galliano puis de Jean Paul Gaultier durant deux ans et demi d'apprentissage.

 

Des modèles inspirés de son passé

 

Aujourd'hui, il a décidé de présenter une collection d'une vingtaine de modèles inspirés de son passé et des pays qu'il a traversés. Plumes, tulle, cuir, cachemire, soie... Des matières nobles travaillées bénévolement par des couturières issues des grandes maisons et un motif récurrent : « des barbelés stylisés pour représenter les frontières », explique le jeune créateur.

 

Touché par l'histoire de ce prodige « qui semble avoir 200 ans », l'entrepreneur danois Michael Linhoff est devenu son mécène. Il a mis à sa disposition son château près de Fougères, dans la campagne bretonne. Sami Nouri a découvert un territoire où l'industrie textile crée depuis plusieurs années des emplois. En toute discrétion, les grands noms du luxe y sous-traitent la production de ...

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