Praud : Ukraine-France, une affaire d'État

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L'équipe de France de football qui a commencé le match face à l'Australie vendredi au Parc des princes.
L'équipe de France de football qui a commencé le match face à l'Australie vendredi au Parc des princes.

Il a appelé à "l'union sacrée". Il n'a pas dit "union nationale". Faut pas charrier. L'heure est grave. Didier Deschamps ne plaisante plus. Huis clos et couvre-feu sont décrétés à Clairefontaine. La loi martiale est établie. Philippe Tournon veille. Le chef de presse historique des campagnes passées (et gagnées) filtre les questions, intervient quand une interrogation contrarie la ligne du parti et parle à la place du camarade-joueur. La censure passe. Glasnost et Perestroïka attendront le Brésil. La place Bleue est nettoyée. Union sacrée qu'on vous dit.Deschamps hausse le ton : "On est dans un esprit de défi, de combat. Il n'y a pas de place au doute, aux incertitudes, aux interrogations. Il ne faut pas avoir de fébrilité et d'anxiété qui peuvent nuire à la performance. Le haut niveau, c'est l'agressivité, l'engagement. Il faut aller au bout de nous-mêmes." Souvenez-vous où nous ont menés les déchirures. Les fantômes de 93 rôdent. Canal+ diffuse un documentaire sur France-Bulgarie joué il y a vingt ans : La cicatrice. Emil Kostadinov se souvient. Ginola n'oublie pas. C'est gai comme une marche funèbre. Gérard Houllier n'a pas passé l'automne. Les mois de novembre sont meurtriers. Deschamps a son équipe L'union sacrée enterre les polémiques. Evra ? Bon garçon, beau joueur, aimable causeur, sens de la formule. Ribéry ? Futur Ballon d'or. Benzema ? Il est en forme. Tant mieux. Un petit passage à vide, quelques...

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