PPR sur le point de racheter le joaillier Pomellato

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PPR SUR LE POINT DE RACHETER LE BIJOUTIER ITALIEN POMELLATO
PPR SUR LE POINT DE RACHETER LE BIJOUTIER ITALIEN POMELLATO

MILAN/PARIS (Reuters) - PPR est sur le point de conclure un accord pour le rachat du bijoutier italien Pomellato, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.

Le groupe propriétaire des marques de luxe Gucci ou Bottega Veneta et de l'équipementier sportif Puma devrait l'emporter, des offres concurrentes émanant notamment de Damiani, actionnaire de Pomellato, ayant été écartées.

"C'est sur le point d'être conclu. La famille Damiani a soumis une offre avec un fonds d'investissement, mais PPR a gagné", a déclaré à Reuters une des sources au fait des discussions.

Une source bancaire a par ailleurs indiqué que le bijoutier italien était valorisé aux environs de 350 millions d'euros, soit 15 fois son Ebitda (excédent brut d'exploitation), un multiple de valorisation en ligne avec la moyenne des transactions réalisées dans le secteur du luxe.

PPR n'a jamais caché ses ambitions d'acquisitions, en particulier dans les montres ou la joaillerie où il reste peu présent. Propriétaire de Boucheron, le groupe français a acquis en décembre le bijoutier Queelin, avec pour cible le marché chinois.

Approché par le joailler américain Harry Winston, PPR n'avait pas donné suite, jugeant le prix trop élevé, avait-on appris de source proche du dossier.

Le joaillier a finalement été racheté par le groupe suisse Swatch pour une valeur d'entreprise d'un milliard de dollars.

Le PDG du groupe français a réaffirmé lors des résultats annuels que PPR poursuivrait une stratégie d'acquisitions d'entreprises petites ou moyenne, susceptibles d'être développées.

Pomellato, connu pour ses bagues aux fins anneaux surmontés de pierres de couleurs aux formes géométriques, a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 138 millions d'euros, dont 58% en Italie, et un Ebitda de 20 millions.

Interrogé, Pomellato s'est contenté d'indiquer que l'entreprise "évaluait ses options stratégiques", tandis que le groupe PPR s'est refusé à tout commentaire.

Massimo Gaia, Antonalle Ciancio, Astrid Wendlandt et Pascale Denis, édité par Benjamin Mallet

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