PPR maintient sa croissance organique à 12% dans le luxe

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LA CROISSANCE ORGANIQUE DE PPR DANS LE LUXE RALENTIT MAIS ATTEINT 12%
LA CROISSANCE ORGANIQUE DE PPR DANS LE LUXE RALENTIT MAIS ATTEINT 12%

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - PPR a vu la croissance organique de ses marques de luxe ralentir au troisième trimestre, tout en se maintenant à un niveau élevé grâce aux performances encore brillantes de ses pépites Bottega Veneta et Yves Saint Laurent.

Comme les autres acteurs du luxe, sous le coup du tassement de l'économie chinoise et de la crise en Europe, PPR a ralenti la cadence après des taux de progression explosifs, mais le groupe signe encore une des rares croissances organiques à deux chiffres du secteur.

Le groupe, également propriétaire de Gucci, Balenciaga, Puma ou encore Redcats et Fnac (deux actifs déconsolidés, l'un promis à la vente depuis plus d'un an, l'autre à une introduction en Bourse en 2013) a vu ses ventes totaliser 2,561 milliards d'euros, signant une croissance de 16,3% en données publiées et de 6,6% à taux de change constants, freinée par les contre-performances de son pôle "sport et lifestyle".

Très attendue, la croissance organique du luxe a décéléré, mais a encore atteint 11,9%, après des progressions de plus de 17% au cours des deux premiers trimestres et une base de comparaison particulièrement élevée (+25% il y a un an).

PPR fait ainsi nettement mieux que LVMH, dont le pôle mode et maroquinerie a ralenti à 5% au troisième trimestre, avec une croissance organique estimée par les analystes aux environs de 6% à 7% pour Louis Vuitton, la marque phare du groupe qui compte pour plus de la moitié de ses profits.

Chez Gucci, poids lourd du pôle luxe de PPR, la croissance a décéléré à 7% (après 10% au deuxième trimestre et 11,6% au premier), un chiffre parfaitement en ligne avec le consensus des analystes interrogés par Reuters.

LES OUVERTURES DE POURSUIVENT

Bottega Veneta et Yves Saint Laurent, qui volent la vedette à la griffe florentine depuis plusieurs trimestres, ont encore signé des progressions spectaculaires, bien qu'en retrait, de 20,6% et 26,7% respectivement.

Le groupe a poursuivi sa politique agressive d'ouvertures de boutiques, avec 28 ouvertures nettes sur le trimestre et 86 au total sur les neuf premiers mois de 2012, après 85 sur la même période de l'an dernier.

Ces performances contrastent avec celles du pôle "sport et lifestyle". L'équipementier sportif Puma a vu ses ventes rester stables et sa rentabilité plonger, tandis que la marque américaine Volcom, inspirée des sports de glisse, a vu son chiffre d'affaires chuter de 13%.

Le recul de Volcom s'explique, aux dires du directeur financier de PPR, par un "décalage de livraisons et par un environnement difficile en Europe".

PPR n'a fait aucune annonce sur la cession de Redcats, sa filiale de vente à distance. Le directeur financier du groupe, Jean-Marc Duplaix, a précisé lors d'une conférence téléphonique que les discussions se poursuivaient.

Le PDG de PPR, François-Henri Pinault, avait déclaré à la presse le 4 octobre qu'une annonce interviendrait avant la publication du chiffre d'affaires trimestriel du groupe.

De l'avis de nombreux banquiers, les actifs américains de Redcats (OneStopPlus, Sportsman's Guide) devraient être rapidement cédés, séparément, tandis que la vente du pôle enfants-famille (Cyrillus, Vertbaudet) et de La Redoute semble nettement plus lointaine.

Edité par Dominique Rodriguez

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  • lelis le jeudi 25 oct 2012 à 19:11

    They are not the 99%. Nor the 47.