Poutine veut rassurer les Russes sur la situation économique

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    MOSCOU, 14 avril (Reuters) - Le président russe Vladimir 
Poutine, lors de sa session annuelle de questions-réponses avec 
des téléspectateurs, a assuré jeudi qu'il faisait tout son 
possible pour limiter les conséquences du ralentissement 
économique et des sanctions internationales pour la population. 
    Pendant trois heures quarante, il a répondu aux questions 
sur la situation économique et sociale et a adopté un ton 
conciliant sur les dossiers de politique étrangère, soulignant 
que la Russie voulait avoir des rapports amicaux avec le reste 
du monde. 
    La plupart des interventions ont porté sur l'inflation, les 
salaires et les carences des services publics. 
    "Je partage vos inquiétudes dans pratiquement 100% des cas", 
a dit le président. "Nous allons unir nos efforts pour vous 
soulager." 
    Des élections législatives sont prévues en septembre en 
Russie. 
    Vladimir Poutine a notamment répondu à deux salariées d'une 
usine de conditionnement de poissons, Tatiana et Elena, qui se 
plaignaient de ne pas avoir été payées depuis plusieurs mois. En 
direct, le président a ordonné au parquet général de demander 
des comptes au procureur local qui a ignoré les requêtes des 
deux plaignantes. 
    "Je veux vous présenter mes excuses et je vous assure que 
nous ferons tout pour régler la situation", a-t-il dit. 
    Quelques minutes plus tard, les agences de presse russes 
rapportaient qu'une enquête avait été ouverte sur la gestion de 
l'usine concernée. 
    En politique étrangère, Vladimir Poutine a laissé de côté sa 
rhétorique belliqueuse des années précédentes contre les 
Etats-Unis et leurs alliés. 
    Il s'est dit favorable à une solution négociée en Syrie et a 
affirmé que Moscou souhaitait entretenir de bonnes relations 
avec la Turquie et l'Ukraine. 
    Il a demandé en retour que son pays soit traité sur un pied 
d'égalité par les puissances étrangères qui "ne doivent pas 
chercher à imposer leurs ambitions impériales". 
    Il a dit ne pas s'attendre à une levée prochaine des 
sanctions imposées par les pays occidentaux après l'annexion de 
la Crimée en 2014. Il a souligné que la Russie pouvait s'adapter 
à cette situation et a dit s'attendre à une croissance de 1,4% 
l'an prochain. 
    Un de ses interlocuteurs lui a demandé qui il préférerait  
sauver s'il voyait le président turc Recep Tayyip Erdogan et son 
homologue ukrainien Petro Porochenko en train de se noyer. 
    "Si quelqu'un a vraiment décidé de se noyer, alors il est 
impossible de le sauver. Mais nous sommes prêts à tendre la 
main, la main de l'amitié, à quiconque nous demande de l'aide", 
a-t-il répondu. 
 
     
    VOIR AUSSI:  
    REPORTAGE-La résilience des ménages russes limite la crise 
économique   
 
 (Andrew Osborn et Alexander Winning, avec Jack Stubbs, Lidia 
Kelly, Dmitry Solovyov, Maria Kiselyova, Gleb Stolyarov et 
Anastasia Lyrchikova; Guy Kerivel pour le service français) 
 
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