Poutine reçoit le ministre iranien de la Défense à Moscou

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    MOSCOU, 16 février (Reuters) - Le président russe Vladimir 
Poutine a reçu mardi le ministre iranien de la Défense, Hossein 
Dehghan, a annoncé le porte-parole du Kremlin, cité par l'agence 
Tass. 
    Dmitri Peskov n'a rien dévoilé du contenu des discussions 
entre les deux hommes. 
    Moscou et Téhéran sont les deux grands alliés du président 
syrien Bachar al Assad, dont ils appuient l'offensive militaire 
contre les rebelles soutenus par la Turquie voisine. Cette 
dernière pilonne elle-même depuis ce week-end avec son 
artillerie les miliciens kurdes tentant de chasser les insurgés 
de la zone frontalière. 
    Le ministère russe des Affaires étrangères a accusé mardi 
Ankara d'être intervenue pour empêcher la chute de la ville 
d'Azaz afin de maintenir ouverte une route d'approvisionnement 
de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle 
des territoires situés plus à l'Est. 
    "Certains de nos partenaires nous ont littéralement implorés 
de ne pas toucher à un couloir qui fait un peu moins de 100 km 
le long de la frontière syro-turque autour d'Azaz", a déclaré la 
porte-parole du ministère, Maria Zakharova, en mentionnant les 
Etats-Unis et leurs alliés au sein de la coalition combattant 
l'EI. 
    "C'est de toute évidence dans le but de continuer à livrer 
chaque jour des armes, des munitions et de la nourriture à 
l'Etat islamique, au Front al Nosra (lié à Al Qaïda, ndlr) et à 
d'autres groupes terroristes à partir de la Turquie et (...) à 
permettre le passage des terroristes", a-t-elle affirmé. 
    Moscou et Ankara ont multiplié les échanges acrimonieux ces 
derniers jours. Mardi, le Kremlin a nié être à l'origine des 
tirs de missiles qui ont détruit lundi plusieurs hôpitaux et 
écoles dans les zones rebelles du nord-ouest de la Syrie. La 
Turquie avait accusé lundi la Russie de s'être rendue coupable 
de crimes de guerre. 
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan réclame de longue 
date la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne le long de 
la frontière afin, selon lui, d'enrayer l'afflux de réfugiés 
syriens sur son territoire. 
 
 (Alexander Winning et Dmitri Soloviov; Tangi Salaün pour le 
service français) 
 
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