Poutine ne voit pas l'intérêt de pirater les Etats-Unis

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    MOSCOU, 12 octobre (Reuters) - La Russie n'a rien à retirer 
du scandale provoqué par le piratage des courriels du Parti 
démocrate américain, a déclaré mercredi le président russe, 
Vladimir Poutine. 
    Les deux camps utilisent la Russie pour marquer des points 
dans la course à la Maison blanche, a dit le chef d'Etat à moins 
d'un mois de l'élection présidentielle américaine du 8 novembre. 
    Washington a formellement accusé vendredi la Russie d'être à 
l'origine d'une série d'attaques informatiques qui ont visé au 
printemps et cet été le Parti démocrate et la Maison blanche a 
dit mardi réfléchir à des représailles.   et 
  
    "Ce sont eux qui ont provoqué cette hystérie, disant que (ce 
piratage) servait les intérêts russes. Mais cela n'a rien à voir 
avec les intérêts de la Russie", a dit le président russe lors 
d'un forum économique organisé à Moscou. 
    Selon Vladimir Poutine, ces accusations sont un leurre lancé 
aux électeurs américains dans un contexte de manipulation de 
l'opinion publique. 
    "Tout le monde se demande qui a fait ça", a dit Vladimir 
Poutine. "Mais qu'est-ce qui est le plus important ? Le plus 
important c'est ce que recèle cette information", a-t-il ajouté. 
    Le Kremlin a fait part ce mercredi de son hostilité devant 
les déclarations de la Maison blanche lorsque cette dernière a 
dit songer à une riposte "proportionnée" aux attaques 
informatiques. 
    Vladimir Poutine a dit regretter que les deux camps évoquent 
la Russie pour assouvir leurs propres ambitions tout en assurant 
que Moscou travaillerait avec le vainqueur de l'élection, quel 
qu'il soit, "si tant est que le nouveau dirigeant veuille 
travailler avec notre pays". 
    "Il y a une dizaine d'années, ils n'auraient jamais parlé de 
la Russie parce que cela n'aurait pas présenté le moindre 
intérêt. Désormais, la Russie est le problème principal de toute 
la campagne électorale." 
    "Ils ne parlent que de nous. Bien sûr, c'est agréable, mais 
en partie seulement, parce que tous font un mauvais usage de 
cette rhétorique et enveniment nos relations bilatérales." 
     
     * Voir aussi 
    LE POINT sur la campagne présidentielle aux Etats-Unis 
  
 
 (Katya Golubkova et Alexander Winning, Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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