Poutine fait ressurgir le passé soviétique de la Russie

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DÉCRYPTAGE - La condamnation des trois punkettes de Pussy Riot trahit le durcissement du régime de Poutine. Celui-ci n'a toujours pas digéré la vague de prostestation et les manifestations qui ont précédé sa réélection.

EN 1964, à 22 ans, le poète Joseph Brodsky, futur Prix Nobel, avait été condamné à cinq ans de déportation dans le nord de la Russie pour «parasitisme social». Quarante-huit ans plus tard, sur les ruines de l'Union soviétique, trois jeunes punkettes enfermées dans une cage de verre ont été déclarées coupables de «hooliganisme» pour avoir chanté une prière anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Le patriarcat avait estimé que ce «crime» était «pire qu'un meurtre». Elles ont été condamnées à deux ans de «colonie pénitentiaire», c'est-à-dire de camp.

Malgré la grande mobilisation internationale en faveur des Pussy Riot, les femmes qui ont protesté seins nus à l'est de l'Europe ou le soutien apporté par des stars de la musique - Paul McCartney, Madonna -, la justice, qui en Russie est souvent dirigée en sous-main par le Kremlin, n'a pas cédé grand-chose. Certes, deux ans de camp, c'est moins que les sept initialement risqués. Mo

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