Poussée de fièvre interethnique en Macédoine

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Un quintuple meurtre réveille les tensions entre Slaves et Albanais.

Un calme trompeur règne sur Skopje, la capitale de la Macédoine, qui, avec ses 2 millions d'habitants, est le plus petit pays issu de l'éclatement de la Yougoslavie, en 1991. Les vacances de Pâques, que les orthodoxes ont célébrées la semaine dernière, y sont pour beaucoup. Mais pas seulement. Si les rues sont souvent désertes, c'est aussi parce que des manifestants encagoulés y ont défilé il y a trois jours aux cris de «Un bon shqiptar est un shqiptar mort!» -, employant à dessein un mot péjoratif pour désigner les Albanais, qui représentent entre un quart et un tiers de la population. Ces jeunes gens voulaient protester contre la mort de quatre de leurs camarades, retrouvés le 13 avril criblés de balles aux abords d'un lac des environs. Quelques mètres plus loin, les policiers ont aussi trouvé le corps d'un homme plus âgé, probablement éliminé pour avoir été le témoin involontaire de cette tuerie. Depuis, la tension est palpable en Macédoine, où, apr

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