Poussée de fièvre antirom en Bulgarie

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Des milliers de manifestants dénoncent «l'impunité de ces parasites sociaux».

A trois semaines des élections présidentielle et municipales, la Bulgarie semble frappée d'une poussée de fièvre nationaliste. Des manifestations d'une ampleur inédite ont gagné ce week-end les grandes villes. Après plusieurs milliers de militants du parti nationaliste Ataka, samedi à Sofia, plus de 2000 jeunes ont défilé dimanche à Plovdiv, deuxième ville du pays, blâmant le gouvernement pour «l'impunité» des Roms. À Sofia, cinq personnes ont été blessées dans une bagarre impliquant des Roms.

À l'issue d'une réunion extraordinaire du Conseil national de sécurité, en présence du premier ministre Bojko Borissov (droite), le chef de l'État Georgi Parvanov (gauche) a lancé un appel à la classe politique et aux médias afin de «mettre fin à un langage de haine extrémiste». Le patriarche Maxim, chef de l'influente Église orthodoxe, avait lancé un appel identique vendredi. Le président Parvanov a également annoncé qu'un programme d'intégration des Roms

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